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Introduction à l’alphabet phonétique pour le français

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Vous voulez apprendre l’alphabet phonétique international ? J’ai un article à ce sujet qui propose une série d’étapes pour le faire dans les bonnes conditions. Cet article est l’étape 2. Si vous voulez l’aborder au mieux, commencez par l’étape 1 : « Quelle est la différence entre phonologie et phonétique ? ». Bonne lecture !

Sommaire

  1. L’inventaire phonologique français
    1. Principes de base
    2. Les consonnes du français
    3. Les voyelles du français
      1. Voyelles nasales
      2. Des distinctions vocaliques en plus et en moins
    4. Les diphtongues du français
    5. Ponctuation
      1. Séparation syllabique
      2. Liaison
  2. Je ne fais pas une de ces distinctions mais je veux l’apprendre ; comment faire ?
    1. Résumé anatomique des consonnes
    2. Résumé anatomique des voyelles
  3. Pour aller plus loin

Les consonnes et les voyelles distinguées au sein d’une langue sont appelées phonèmes. Ces phonèmes existent en quantité variable selon les langues. Pour apprendre l’alphabet phonétique, il est donc toujours pertinent de commencer par les phonèmes de notre langue maternelle. C’est ce qu’on appelle l’inventaire phonologique de la langue et il s’agit de la petite partie de l’alphabet phonétique qu’elle utilise pour la transcription de sa prononciation.

L'alphabet phonétique international pour le français

L’inventaire phonologique français

Généralement, on donne un inventaire « standard » arbitraire pour le français, et c’est ce que je fais ici. L’intérêt d’un tel standard, c’est de rassembler et de concilier les particularités les plus répandues des grands dialectes. Le standard de la prononciation du français n’est donc pas le reflet d’un dialecte en particulier, même s’il est en grande partie basé sur le dialecte parisien.

Le « standard » donne la variété maximale de phonèmes dont peut disposer notre langue selon les dialectes, mais ceux qui en différencient tous les sons sont très rares (et en voie de disparition). Si l’on voulait affiner, on déterminerait l’inventaire phonologique de chaque dialecte. La plupart ont moins de sons que le standard car ils confondent différents phonèmes en un seul. Cela signifie que, sans entraînement, certaines distinctions du standard sont inaudibles pour de nombreux locuteurs.

Le « standard » est assez représentatif du français qui était parlé en France il y a un siècle. De nos jours, le français confond de plus en plus de ses phonèmes (surtout des voyelles), contribuant à l’érosion de son inventaire phonologique (par perte de phonèmes) et à l’obsolétisation du « standard ».


Principes de base

Une transcription phonologique est une transcription directe de ce qu’on entend. C’est comme si l’on écrivait la phrase « j’ai écrit un billet sur la phonologie du français » de la manière suivante : « jé ékri un biyè sur la fonoloji du fransè », à quelques différences près :

  • en alphabet phonétique, chaque caractère correspond à un son et chaque son a un caractère dédié ;
  • l’alphabet phonétique est dit « international » parce qu’il est normalisé : il est le même pour toutes les langues du monde, même si toutes les langues l’utilisent un peu différemment les unes des autres ;
  • l’alphabet phonétique permet, si on le veut, de faire un peu plus que simplement marquer les sons.

L’orthographe française fait que différentes lettres et/ou différents assemblages de lettres peuvent représenter le même son. L’alphabet phonétique ne s’encombre pas de ces cas particuliers. Un son donné sera représenté par le même caractère à chaque fois : « ka », « qu’à » et « cas » sont tous trois transcrits /ka/.

La lettre ou l’assemblage de lettres minimal utilisé pour représenter un phonème s’appelle un graphème. Les phonèmes sont transcrits entre /barres obliques/ et les graphèmes entre <chevrons> (dans cet article, j’utilise ‹ces chevrons› à cause de limitations techniques). Par exemple :

  • ‹m› est le graphème du phonème /m/ dans « moi » ;
  • ‹u› est le graphème du phonème /y/ dans « vu » ;
  • ‹u› est le graphème du phonème /ɔ/ dans « rhum » ;
  • ‹an› est le graphème du phonème /ɑ̃/ dans « blanc ».

À l’inverse, le français donne parfois différentes prononciations aux mêmes lettres selon les sons qui les entourent. Là aussi, l’alphabet phonétique s’intéresse seulement à la prononciation, indifféremment de l’écriture : « ci » est transcrit /si/ et « ca » est transcrit /ka/.


Les consonnes du français

Le premier tableau ci-dessous liste les caractères phonétiques utilisés dans la transcription des consonnes françaises. Le second donne le graphème le plus simple auquel correspond chaque son du premier tableau. Attention, les petites notes ne sont pas exhaustives des cas particuliers.

Par chance, le signe phonétique des consonnes françaises correspond très souvent au son que cette lettre produit en français. Aussi, le son de la lettre ‹m› est /m/, celui du ‹p› est /p/, etc.

Alphabet phonétique international (phonèmes)

Bilab.Labio-dentalLabio-palatalLabio-vélaireDentalAlvé.Post-alv.Pal.VélaireUv.
Nasal/m//n//ɲ/
Occlusif/p b//t d//k g/
Fricatif/f v//s z//ʃ ʒ//ʁ/
Spirant/ɥ//w//l//j/

Correspondances en français (graphèmes)

Bilab.Labio-dentalLabio-palatalLabio-vélaireDentalAlvé.Post-alv.Pal.VélaireUv.
Nasal‹m›‹n›‹gn›1
Occlusif‹p b›‹t d›‹k2 g3
Fricatif‹f v›‹s z›‹ch j›‹r›
Spirant‹u›4‹w›5‹l›‹y›6
  1. Dans « mignon » /mi.ɲɔ̃/ par exemple ; pas comme dans « gnou » qui se prononce /gnu/.
  2. Ce son est plus souvent transcrit par la lettre ‹c› en français, comme dans « cas », mais pas comme dans « ici » qui se prononce /i.si/.
  3. Comme dans « grand » /gʁɑ̃/, pas comme dans « geai » /ʒɛ/.
  4. Seulement devant une voyelle, comme dans « nuit » /nɥi/ ; sinon, le ‹u› représente une voyelle prononcée /y/ (voir section §Les voyelles du français).
  5. Plus souvent transcrit par ‹ou› en français, mais seulement devant une voyelle, comme dans « Louis » /lwi/ ; sinon, ‹ou› représente une voyelle prononcée /u/ (voir section §Les voyelles du français).
  6. Comme dans « yeux » /jø/ ; pas comme dans les mots d’origine grecque notamment, tels que « bathyscaphe » /ba.tis.kaf/ ; le ‹i› devant voyelle se prononce de la même manière, comme dans « ion » /jɔ̃/.

Notes :

  • les consonnes nasales sont toujours considérées à part, mais il s’agit en fait d’un sous-type de consonnes occlusives ;
  • les consonnes spirantes sont aussi appelées semi-consonnes ou semi-voyelles.

Des distinctions consonantales en plus et en moins

Si vous ne comprenez pas que j’explique telle ou telle distinction entre deux sons, il est probable que vous ne la fassiez pas. Ce ne serait pas une « faute » mais simplement une particularité de votre dialecte.

Le son /ɲ/ se raréfie de nos jours ; il est souvent remplacé par /nj/. C’est ce que vous faites si vous ne voyez pas la différence de prononciation entre « gnon » et « nions ». Le son /ɥ/ n’est pas toujours utilisé en Belgique et dans le Nord de la France, où il est remplacé par /w/ (on entendra « plouie » /plwi/ au lieu de « pluie » /plɥi/).

Depuis le siècle dernier, on ajoute souvent le son /ŋ/ à l’inventaire phonologique français à cause des nombreux emprunts au chinois et à l’anglais, comme dans « camping » /kɑ̃.piŋ(ɡ)/.

Le son du ‹r› est fréquemment transcrit /ʀ/, qui correspond à une ancienne prononciation standard mais encore très commune. J’en parle en détails dans mon article « Histoire, prononciation, évolution : tout sur le R français ».

On ajoute parfois le son /ʔ/, sans graphème équivalent en français. On le trouve parfois à l’initiale de mots avec un H aspiré (« haut » /ʔo/). Enfin, on trouve exceptionnellement un son /h/ (le son du ‹h› anglais) dans des interjections (« ha » /ha/, « ho » /ho/) ou dans le mot « ahaner » /a.ha.ne/.


Les voyelles du français

Le premier tableau ci-dessous liste les caractères phonétiques utilisés dans la transcription des voyelles françaises. Le second donne le graphème le plus simple auquel correspond chaque son du premier tableau. Les petites notes ne sont pas exhaustives des cas particuliers.

Point d’articulation →
Aperture ↓
AntérieurCentralPostérieur
Fermée/i y//u/
Mi-fermée/e ø//o/
Moyenne/ə/
Mi-ouverte/ɛ ɛ̃ œ œ̃//ɔ ɔ̃/
Ouverte/a//ɑ ɑ̃/
Point d’articulation →
Aperture ↓
AntérieurCentralPostérieur
Fermée‹i1 u2‹u3
Mi-fermée‹é4 eu5‹o6
Moyenne‹e7
Mi-ouverte‹è8 in9 eu10 un›‹ɔ11 on›
Ouverte‹a›‹â an›
  1. Sauf devant voyelle où il devient /j/.
  2. Excepté devant voyelle où il devient /ɥ/.
  3. Sauf devant voyelle où il devient /w/.
  4. Ainsi que ‹ai› en fin de mot par exemple.
  5. Comme dans « œufs » /ø/ ou « nœud » /nø/ ; pas comme dans « œuf » /œf/.
  6. Ainsi que ‹au› ou ‹eau› par exemple ; pas comme dans « fort » /fɔʁ/.
  7. Comme dans « le » /lə/.
  8. Ainsi que ‹ais› ou ‹ait› en fin de mot par exemple.
  9. Ainsi que ‹ain› et parfois ‹en› par exemple.
  10. Comme dans « œuf » /œf/ ; pas comme dans « œufs » /ø/ ou « nœud » /nø/.
  11. Comme dans « fort » /fɔʁ/ ; pas comme dans « eau » /o/.

Voyelles nasales

Les voyelles sont normalement produites en laissant échapper tout l’air par la bouche. Les voyelles nasales sont une exception en français, car elles sont produites en faisant passer une partie de l’air par le nez. Ce phénomène est marqué par une tilde /~/ ajoutée à la voyelle qu’on produit de manière nasale, comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus.

Les différentes manières de produire les voyelles françaises
Les principales réalisations des voyelles françaises.



Des distinctions vocaliques en plus et en moins

Beaucoup plus que chez les consonnes, certaines voyelles se confondent. Là aussi, si vous ne comprenez pas quand j’explique une distinction, c’est probablement que vous ne la faites pas. L’inventaire donne 16 voyelles mais un dialecte métropolitain typique en utilise plus généralement 13 de nos jours.

On ajoute parfois /ɛː/ à l’inventaire vocalique (c’est le même son que /ɛ/ mais en plus allongé) car certains dialectes belges s’en servent pour distinguer, par exemple, « mettre » /mɛtʁ/ et « maître » /mɛːtʁ/.

La population qui fait la distinction orale entre /ɛ/ (« lait », « lè ») et /e/ (« les », « lé ») est maintenant en minorité, le second cas remplaçant le premier.

Carte de la distinction de prononciation du mot "poulet" en France.

La distinction entre /a/ (« patte ») et /ɑ/ (« pâte ») est aujourd’hui quasiment perdue en France, mais reste vivace au Canada, en Suisse et en Belgique.

  • Carte de la distinction de prononciation des mots "patte" et "pâte" en France en 1995
  • Carte de la distinction de prononciation des mots "patte" et "pâte" en France en 1955

Les voyelles /ɛ̃/ (« brin ») et /œ̃/ (« brun ») sont également en voix de confusion.

Les voyelles /ɔ/ et /o/ se confondent souvent. Notez aussi le mot « dinosaure » /di.no.zɔʁ/‹o› prend la prononciation normale de ‹au› et vice-versa.

Les dialectes maghrébins ne font pas la distinction entre /ɑ̃/ (« banc ») et /ɔ̃/ (« bon »). Enfin, les voyelles /ə/, /œ/ et /ø/ sont souvent confondues en seulement deux voyelles (généralement des variantes proches de /œ/ et /ø/), voire une seule (généralement avec un son proche de /ø/).

Il est à noter que les dialectes canadiens effectuent des diphtongaisons de certaines voyelles. Pour en savoir plus sur les diphtongues, voyez mon article « Phonétique : qu’est-ce qu’une diphtongue ? ». Il y aurait d’ailleurs beaucoup d’autres choses à dire sur le français américano-canadien si l’article n’était pas déjà suffisamment long !

Diphtongaison en français québécois

Les diphtongues du français

Pour les diphtongues françaises, voyez mon article « La liste des diphtongues du français ».


Ponctuation

Il y a peu de ponctuation phonétique à connaître pour le français.

Séparation syllabique

Le point /./ est le plus important élément de ponctuation phonétique. Il sert de séparateur syllabique. On parle ici de syllabes orales, pas de syllabes écrites : ainsi, « tomate » a trois syllabes écrites (TO-MA-TE) mais deux syllabes orales (/to.mat/).

Il est facultatif de séparer les syllabes. Si on est amené à le faire, certaines séparations peuvent être difficiles à déterminer. Pour s’aider, il est bon de noter que la structure CV (consonne-voyelle) est privilégiée : ainsi, « oser » donne /o.ze/ (V.CV) et non */oz.e/ (VC.V).

Parfois, une séparation syllabique s’explique par l’étymologie : par exemple, le mot « bathyscaphe » vient des mots grecs bathús et skaphê, qui ont fusionné en bathússkaphê. Un des ‹s› s’est perdu en chemin, mais lequel : celui de la fin du premier mot ou celui du début du deuxième ? Dans le doute, on peut écrire aussi bien /ba.ti.skaf/ (première hypothèse) que /ba.tis.kaf/ (deuxième hypothèse).

Liaison

La liaison a son propre élément de ponctuation phonétique : /‿/. Ainsi qu’on peut s’y attendre, ce signe se place entre les mots liés, « les amis » se transcrivant /lez‿ami/.

Quand on transcrit la liaison, on transcrit normalement la séparation syllabique en même temps. Or, une liaison forme une syllabe qui commence dans un mot et finit dans un autre. Aussi, « les amis », qui donne les syllabes LÉ-ZA-MI, se transcrit /le.z‿a.mi/.


Je ne fais pas une de ces distinctions mais je veux l’apprendre ; comment faire ?

Excellente question ! Ça peut être difficile, car si vous ne faites pas la distinction entre /ɛ̃/ (« brin ») et /œ̃/ (« brun ») par exemple, vous allez entendre le même son même chez ceux qui la produisent.

Distinction inconsciente → distinction non entendue → distinction non produite

Dans certains cas, vous pouvez produire la distinction sans le savoir, et par conséquent ne pas pouvoir l’entendre.

L’astuce, c’est de prendre conscience de la distinction. Pour cela, il faut commencer par admettre cette distinction comme possible : non, « brin » et « brun » ne se prononcent pas pareil pour tout le monde. Ce genre de choses peut être difficile à croire au début, même quand on a l’habitude de voyager dans le langage.

Ensuite, recherchez les phonèmes qui correspondent à ces sons (en l’occurrence /ɛ̃/ et /œ̃/) et écoutez-les pour les comparer. Pour cela, vous pouvez rechercher des mots qui les emploient sur le Wiktionnaire ou sur Forvo.

Enfin, étudiez comment le son est produit anatomiquement. Pour cela, vous pouvez vous aider des tableaux, qui donnent quelques indications anatomiques. Ci-dessous, je donne des indications sur la façon de les lire.


Résumé anatomique des consonnes

  • La première entrée du tableau (les colonnes) nous indique le point d’articulation des consonnes, c’est-à-dire l’endroit de la bouche (dans le sens de sa longueur) où le son est produit. Un son bilabial, comme son nom l’indique, est produit avec les lèvres, comme /b/ ou /m/, tandis qu’un son uvulaire comme /ʁ/ est au contraire produit à l’arrière de la gorge ;
  • la seconde entrée du tableau (les lignes) nous donne le mode d’articulation des consonnes, c’est-à-dire la manière dont le son est produit (les lettres ‹p,t,b,d,k,g› produisent par exemple des consonnes occlusives – relâchement soudain d’un blocage de l’air – tandis que les lettres ‹s,z,f,r› produisent des consonnes fricatives – flux d’air libre mais perturbé) ;
  • la troisième entrée du tableau trahit sa présence par le fait que certaines cellules du tableau contiennent deux sons ; la différence entre les deux membres d’un tel couple de consonnes est le voisement. Les sons /p,k,s,f/ sont dévoisés (ou sourds) tandis que /b,g,z,v/ sont leurs homologues voisés (c’est-à-dire produits avec vibration des cordes vocales).

Résumé anatomique des voyelles

  • La première entrée du tableau (les colonnes) nous indique le point d’articulation des voyelles, c’est-à-dire leur position horizontale, comme pour les consonnes, sauf que le point d’articulation des voyelles ne produit pas de contact de la langue avec le palais (cela explique aussi pourquoi les points d’articulation sont moins nombreux) ;
  • la seconde entrée du tableau (les lignes) nous indique l’aperture des voyelles, c’est-à-dire leur position verticale (plus une voyelle est fermée, plus la langue est proche du palais) ;
  • la troisième entrée du tableau se voit du fait que certaines cellules du tableau contiennent deux sons, mais contrairement aux consonnes, ce n’est pas ici le voisement qui sert à distinguer les membres d’un couple (toute voyelle est par définition voisée, autrement elle serait inaudible) ; à la place, c’est l’arrondissement des lèvres qui sert de distinction. Toute voyelle définie par les deux premières entrées (position horizontale + position verticale) a une version non arrondie et une version arrondie (par exemple, le son /y/ de la lettre ‹u› est la version arrondie du son /i/ de la lettre ‹i› ; les deux voyelles ont exactement la même position).

Pour aller plus loin

Si vous avez besoin d’en savoir plus, je vous conseille l’annexe du Wiktionnaire sur la prononciation du français. Vous y trouverez entre autres une liste de TOUS les graphèmes pouvant correspondre à chaque phonème.

Pour pratiquer la lecture de l’API, le Wiktionnaire est aussi une bonne option. Cherchez la transcription des mots dont vous n’êtes pas sûr de connaître la prononciation, et vous finirez par pouvoir lire la phonétique un peu comme si vous lisiez de la musique (lecture à vue).

Pour taper les caractères spéciaux de l’API, je vous recommande un site tel que celui-ci.

Merci à Siddhartha Burgundiae pour sa relecture !

J'espère que mon travail vous plaît ; si oui, envisagez de me soutenir !

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