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La liste des diphtongues du français

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On en parle peu mais le français a de nombreuses diphtongues. En voici la liste (pour le français métropolitain), sous forme de complément à mon article “Qu’est-ce qu’une diphtongue ?”.

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Les diphtongues françaises

Le français compte potentiellement 39 diphtongues qui sont rarement (voire jamais) toutes employées dans un même dialecte (le mien en compte 26). Selon la convention phonologique, ce nombre est souvent réduit à un certain nombre de “vraies diphtongues” ; cependant, toutes ces diphtongues sont bien réelles dans une conception phonétique absolue du français.

Liste des diphtongues avec semi-voyelle d’amorce

Cette série contient toutes les diphtongues qui commencent par une semi-voyelle.

Tableau des diphtongues françaises

Tableau traduit de Wikipédia en anglais.

Les dialectes belges n’ont pas de diphtongues avec /ɥ/, qu’ils remplaceront par /w/ (“pluie” : /plwi/ au lieu de /plɥi/) ou bien par un hiatus – les dialectes belges transforment d’ailleurs de nombreuses diphtongues en hiatus (“Niort” : /ni.ɔʁ/ au lieu de /njɔʁ/).

Personnellement, je n’ai pas /jɑ/ (que je réalise /ja/) ni /jɔ̃/ que je réalise en hiatus (/i.ɔ̃/), ni les séries /ɥa, ɥɑ̃, ɥe, ɥɛ, ɥɔ, ɥø, ɥœ/ et /wɑ̃, wø, wœ/ que je réalise en hiatus (/y.a, y.ɑ̃, y.e, y.ɛ, y.ɔ, y.ø, y.œ/ et /u.ɑ̃, u.ø, u.œ/), en revanche j’utilise /ɥɛ̃/ et /ɥi/ ainsi que /wa, we, wɛ, wɛ̃, wi, wɔ/.

De ces 32 diphtongues, je n’en utilise donc moi-même que 20.

Liste des diphtongues avec semi-voyelle finale

Cette série inverse la position de la voyelle principale et de la semi-voyelle par rapport au tableau précédent. Il en existe un nombre plus réduit, car seule la voyelle /j/ peut terminer une diphtongue, et le français n’a pas de diphtongue qui soit amorcée par une voyelle nasale.

Liste des diphtongues françaises se terminant par une semi-voyelleMon dialecte les emploie toutes, sauf /ɑj/ qui se confond avec /aj/ de manière similaire à la série précédente. J’utilise donc 6 de ces 7 diphtongues.

Pensez à lire mon article “Qu’est-ce qu’une diphtongue ?” pour tout savoir sur la diphtongue !

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[…] la liste des diphtongues françaises, je vous invite à aller voir cet article […]

Siddhartha Burgundiae

Ainsi donc, ta sueur devient ta sue heure ? O.o il doit y avoir de la langue des oiseaux là-dedans !
Le /wø/ de «boueux» doit être le seul que je prononce en hiatus, enfin le plus souvent, inutile de dire que je n’emploie pas ce mot françoys de bon aloy, mais une horreur lexicale issue de mon patois barbare; à ce titre j’aime particulièrement les adjectifs «gadouilloux» ou «gôyoux»

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours aimé les diphtongues. Je me suis aperçu qu’elles jouaient beaucoup dans l’appréciation que j’avais d’une langue. Quand on crée une langue, c’est encore plus délicieux; quelques diphtongues bien placées sont comme les petits grains de café (en chocolat) sur le moka.

Eowyn Cwper

Bizarrement je néglige toujours les diphtongues en conlanging, pourtant c’est elles qui donnent toute sa saveur à l’anglais !

J’aurais personnellement cru que « boueux » était forcément en hiatus mais force est de constater que non. Mais oui, « sueur » = /sy.œʁ/ pour moi. Et phonétiquement… tu vas rire : [sy.ø̽ɜ̯].

Jolis barbarismes en tout cas, ils te vont bien. 🙂

Siddhartha Burgundiae

Oui il y a quelque chose de tout à fait délicieux à employer l’adjectif «gadouilloux» et à sentir se poser sur soi un regard à la fois perplexe et déboussolé.
Ah oui tu nous fais une vocalisation du /ʁ/ en voyelle mi-ouverte, je vois. Je pense que tu n’es pas un cas isolé, parfois, quand on la flemme…On se germanise linguistiquement !

Landais Joël

« Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours aimé les diphtongues. Je me suis aperçu qu’elles jouaient beaucoup dans l’appréciation que j’avais d’une langue. Quand on crée une langue, c’est encore plus délicieux; quelques diphtongues bien placées sont comme les petits grains de café (en chocolat) sur le moka. »

Un amour partagé !