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[Critiques cinéma] 36 Quai des Orfèvres, Sommersby, Le Retour des Anges de l’Enfer, Le Tigre Blanc, Bab’Aziz: Le Prince qui contemplait son âme, L’Homme au masque d’or

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Dans les cinébdos, je compile mes analyses critiques sur les films vus dans la semaine. 📚 🎥


Sommaire
36 Quai des Orfèvres (Olivier Marchal, 2004)
Sommersby (Jon Amiel, 1993)
Le Retour des Anges de l’Enfer (Richard Rush, 1967)
Le Tigre Blanc (Karen Chakhnazarov, 2012)
Bab’Aziz: Le Prince qui contemplait son âme (Nacer Khemir, 2005)
L’Homme au masque d’or (Éric Duret, 1991)


Image d’en-tête : Bab’Aziz: Le Prince qui contemplait son âme ; films 305 à 307 de 2019 & films 1 à 4 de 2020

3
1,5

Lundi : 36 Quai des Orfèvres

(Olivier Marchal, 2004)

« Thématique : Gérard Depardieu »*

Avec le numéro avant le nom de la célèbre rue, rien à voir avec l’autre Quai des Orfèvres qui a marqué l’histoire du cinéma français. Résolument thrillermorphe, celui de Marchal avait intérêt à ne pas être à côté de la plaque, puisque c’est celle de la rue qui est dérobée pour constituer un cadeau d’adieu – il aurait été monumentalement classe s’il avait été adressé par des criminels à un criminel & non par la police à un policier. Bizarrement, dans ce sens, c’est juste très glauque.

Ainsi tournée vers la conflation du crime avec son supposé ennemi la force de l’ordre, raffolant pour cet usage de policiers véreux, d’indicateurs opportunistes & des meurtres faciles, l’œuvre n’a rien d’un remake même si elle m’a rappelé un sketch des Inconnus, Allons au cinéma, non seulement par la place caricaturale de l’argot mais aussi pour les clichés des réflexes policiers dont le cinéaste fait usage.

Un cinéaste à qui l’on serait tenté de faire confiance, puisqu’il a été policier, sauf qu’il n’y a rien d’équilibré ni de plaisant dans sa représentation d’une police coupée de tout lien avec le citoyen qu’elle est censée défendre & qui serait unilatéralement morbide si Valeria Golino n’assurait pas génialement le seul rôle à peu près humain.

Comprendre que le film part d’une histoire vraie ne suffit pas à accepter une lutte des forces de l’ordre qui prend des airs de guérilla, de chamailleries entre grands gamins irresponsables à de graves échelles. C’est le propos du film, certes, mais être policier chez Marchal se résume à se servir de son arme, dans laquelle il voit tout le potentiel des scènes d’action sans jamais justifier son usage, sauf quand le piochage dans la littérature policière est suffisamment dense pour prendre le pas à quelques occasions.

Le film n’est pas tenu d’être vrai ou exact, mais il sait très bien pourquoi il prend le journal comme point de chute à de nombreuses scènes. Effectivement, rien à dire là-dessus : le lien est rigoureux entre ce qu’on voit à l’écran & les gros titres. C’est l’effet déformant & logique d’un scénario qui agit comme une loupe sur des faits divers auquel le montage est soumis comme l’outil grossier permettant de les coller ensemble, abusant du prestige de ses Depardieu, Auteuil & Dussolier afin de créer une oligarchie forcée qui dissimule leur manque de contexte & d’affect.

”J’ai une moustache et ça me donne l’air méchant.”

Un certain microcosme se met en place sur le tard, une cohésion propre aux personnages qui témoigne d’une écriture pas entièrement dirigée sur le thriller. Le mal est fait toutefois : le spectacle vendu au 36 n’est pas un travail d’orfèvre, plutôt un assemblage insensible de ce que le Quai peut faire de pire, & ce dans un mépris total des circonstances & des conséquences juridiques, humaines, affectives & narratives.


4
7

Mardi : Sommersby

(Jon Amiel, 1993)

« Thématique : Jodie Foster »*

Sommersby, c’est le Martin Guerre de Warner Bros, ce qu’ils ont nié un moment dans l’espoir de ne pas avoir à payer les droits. C’est pourtant transparent très vite après le retour de Gere de sa guerre, située dans les USA esclavagistes histoire de dépayser un peu Foster (ce qui est très bien fait, & elle rend bien en costume d’époque).

”Tu vois, mon garçon, cette belle plante fera lentement mourir des millions de gens enfermés dans une addiction qui sera alimentée par un régime capitaliste dirigé par les lobbys. C’est un beau métier que le nôtre, non ?”

Comme Amiel n’avait pas la quantité de pellicule allouée à l’original, il a pas mal précipité l’histoire dans une immédiateté générale qui sied mal aux grands espaces du Tennessee, quoique Gere arrive à remplir sa case de père de famille & de maître de maison par une écriture elliptique qui est assez bien vue du moment qu’on ne la remet pas trop en cause par la discordance que le raccourci produit avec l’accumulation soudaine d’évènements.

Non seulement tout doit se passer vite, mais tout doit se passer bien : l’œuvre présente une insistance curieuse à vouloir aller dans le bon sens des choses, pour ce qui se trouvera une longue mise en bouche trop fournie en optimisme vers un dénouement judiciaire bien ficelé qui n’a quant à lui de tort que sa brièveté. Amiel n’arrive pas à capter l’essence d’un drame dont le spectateur est laissé seul témoin, conscient mais impuissant devant une montée en puissance nécessaire mais qui n’est pas là.

C’est malheureux à dire, mais encore une fois seule Foster paraît réaliser ce dont le film a besoin, & elle le donne de toutes ses forces. Gere n’a pas plus de présence que dans ses collaborations avec Julia Roberts, se contentant d’être l’intermède romantique juste assez solide – un intermède qui dure tout le temps de l’histoire.

L’âme du Midwest prend bien dans le champ de tabac où évolue le casting & que l’équipe a fait pousser elle-même. Il n’y a rien de trop, juste un Bill Pullman sous-exploité & un esclavagisme amené sur le bout des doigts ; l’arrivée du juge noir choque l’audience, & c’est un moment brillant qui n’éclot pas du tout, étant dépourvu de l’écho qu’il méritait dans la cohabitation des deux groupes du temps de la guerre de Sécession.

Le film a le malheur de ne pas évoquer grand chose post-visionnage qu’une idylle bien fonctionnelle mais sans dimension dramatique, & une plantation souvent bien reconstituée & dotée d’une très belle ambiance, mais pauvre en occupation humaine. Peut-être la tentative aurait-elle eu du succès si les Américains avaient pour une fois assumé leur affection (par ailleurs tout à fait défendable) pour le remake transatlantique.


1,5
3

Mercredi : Le Retour des Anges de l’Enfer

(Richard Rush, 1967)

« Thématique : Richard Rush »*

Oui, le film a vieilli. Si vous cherchiez à lire un avis sur le film pour le savoir, la réponse est évidente. Mais il y a bien plus de vieilleries dans les Hells Angels de Richard Rush que cela ne le laisse croire.

Le réalisateur n’a jamais vraiment décollé & c’est cet opus qui lui a valu le plus de reconnaissance ; bien peu de choses, puisque Jack Nicholson était encore à une paire d’années de sa propre révélation. D’ailleurs, rien ne l’y prédestine ici, parce qu’en fait de jouer un rôle, son job d’acteur consiste à créer le lien entre le spectateur & les délires quotidiens des Hells Angels, non seulement grossièrement résumés à la boisson, le plaisir de la chair & la moto – ce qui n’est pas vraiment faux –, mais avec une insistance presque ridicule.

Le but était de faire jouer les motards, mais pas trop, histoire que l’Américain moyen trouve son frisson dans la violence dite ”authentique” des brutes emboucannées, créant des personnages qui sont tout juste bons, même à l’époque, à tirer des ”ouh la la” des spectateurs les plus indulgents.

Ce n’est la faute de personne si même ce frisson-là s’est perdu, mais Rush croyait dur comme fer en ses propres codes, même erronés. La mise au point est hasardeuse, l’improvisation incontrôlée, les scènes les plus impressionnantes sont souvent créées par des effets de montage nuls ou un cadrage fantaisiste qui gâche tout, quand le montage en général (aussi bien visuel que sonore) n’est pas purement raté.

L’histoire cherche son contrepied avec quelques images intéressantes mais ostensibles, comme la croix catholique qui rencontre la croix gammée des Angels ou la cloche d’église frappée avec une clé (l’outil), comme si c’était tout ce que le tournage pouvait se permettre comme motifs sans déranger les vrais Hells Angels servant de figurants, ou leur président Sonny Barger qui était consultant technique.

Le film est imprégné de cette complicité bâclée entre le cinéaste & le motard, d’où je maintiens qu’une sorte de peur de l’un pour l’autre sourdre. À croire que le côté ”rigolo” imposé par une ou deux scènes mal placées & l’ensemble des (mauvais) bruitages sert à pallier ce malaise – vainement bien sûr. Vieilli oui, mais navet quand même.



5,75
5,75

Vendredi : Le Tigre Blanc

(Karen Chakhnazarov, 2012)

« Thématique : langue russe »*

Étant donnée l’affection portée par la Russie au thème de la guerre, il n’est pas très surprenant de tomber sur un authentique film de tanks chez eux. Chose difficile quand le jeu vidéo s’est largement accaparé la façon dont le film intègre les combats à 100% dans son scénario.

Je ne voulais pas vous spoiler son look mais c’est la meilleure image. ‘Pi c’est un tank, quoi.

Heureusement, on n’est pas chez les Américains et la comparaison vidéoludique peut s’arrêter là : en réalité, Le Tigre Blanc est un excellent film dans sa catégorie. Les immenses champs de bataille profitent bien entendu des terres russes innocu— Ah non, la scène du village a été reconstituée chez Mosfilm. Je disais donc que la plupart des champs de bataille sont une exploitation très digne des grands espaces orientaux, locations parfaites pour péter du décor & faire de l’ASMR visuel avec les explosions & les caméras embarquées sur les chars.

Il est dommage que l’œuvre dût me marquer comme un film de guerre, car elle donne un prestige particulier aux combats qui n’est pas belliqueux & où le Tigre Blanc, tank mystique, machine dotée d’une âme, résonne chez le spectateur comme une véritable entité vrombissante & mauvaise, sorte d’oncle moscovite bourru de la voiture Christine.

La Russie marche sur Berlin, bientôt la ville sera prise, & en attendant, aucun des deux camps ne se retrouve dans sa paperasse avec ce char mystifié qui hante des paysages pourtant déjà densément peuplés de fantômes.

Malgré qu’elle est impressionnante en direct & que le piège du jeu vidéo est nonchalamment évité, l’histoire laisse un sentiment mitigé d’inacompli, même si elle va très loin – & qu’elle s’en sort très bien – pour donner vie à ces tas de ferraille délaissés par les soldats avec plus de mépris encore que jadis les chevaux de guerre. En effet, on a beau avancer, on ne va nulle part ; les scènes se répètent & insistent quoiqu’elles respirent le mystère & une organisation militaire qui en jette.

C’est aussi un film qui gâche un peu ses effets brumeux & pyrotechniques, voulant trop en mettre pour le simple plaisir de l’œil (ce que le montage compresse déjà à lui seul). Le pire pour cette question d’inacompli reste à venir dans le dernier quart : les scènes belliqueuses marquantes cèdent leur place à des tergiversations diplomatiques longuettes finissant par être totalement hors-sujet. C’est pourtant comme cela que Chakhnazarov entend nous faire sortir de sa création.

La musique mal choisie ne m’aidera pas à écrire cet avis que je prévoyais très positif, & dont l’écriture révèle que j’ai vu un film où le charisme russe en matière militaire est surexploité, & dont les personnages ne sont que le squelette servant à faire tenir ensemble les quelques os d’un scénario tankophile très performant mais qui tiendrait en un moyen-métrage. Un bon point pour une ambiance surnaturelle à côté de laquelle il est difficile de passer.


7,5
5,5

Samedi : Bab’Aziz: Le Prince qui contemplait son âme

(Nacer Khemir, 2005)

« Thématique : langues du monde »*

Les films du monde arabe ne sont jamais vraiment des films du monde arabe : coproduction éparse & cafouilleuse mosaïcisant l’Iran & la Tunisie comme pour faire la moyenne du paysage des Mille & Une Nuits, Khemir confirme après Le Collier Perdu de la Colombe qu’il est un vrai ressuscitateur de l’âge d’or arabe & un maître des titres trop longs. Cette fois, la tentative est un vrai poème qui a reçu un héritage heureux des peines qui furent celles de sa conception.

Contemplation en cours.

Conte naïf qui s’épuise à capter le plus de beauté saharanne & iranienne possible, le récit de Bab’Aziz se situe dans une époque indistincte où l’on connaît la casquette, la moto & l’avion de ligne, mais où toute la vie du désert semble vivre au sein d’une autarcie qui est en bonne entente avec son passé, comme s’il était parfaitement naturel de le voir s’infiltrer à travers les dunes. Anachronismes & rêverie s’inversent & se confondent au rythme des jours & nuits contrastées que le sable reflète.

On n’atteint hélas pas tout à fait l’onirisme pur que cela pourrait promettre, mais il est difficile d’être déçu par la façon dont Khemir met de la vie dans les étendues arides. Plusieurs histoires se mêlent, se désaccordant parfois légèrement – mais peut-être est-ce la faute du spectateur, trop peu entraîné à jongler entre ses visions fantasmées & réelles de la vie de derviche dans un environnement jugé par lui hostile & tout juste bon à faire de jolies photos.

Il y a peu de choses chez Khemir car le milieu n’est pas riche & il prend le temps d’exposer simplement des existences sans début ni fin – c’est le destin de toute chose qu’il nous invite à découvrir dans la douceur d’un désert fantasmagorique.


3
2,5

Dimanche : L’Homme au masque d’or

(Éric Duret, 1991)

« Hors-thématique »*

Celui qui se cache derrière ce titre n’est pas le frère caché de Louis XVI, mais El Padre. Il n’est pas non plus le sergent Chesterfield déguisé en prêtre mais un curé catcheur. Cela, enfin, n’est pas un compromis inventé par la télévision d’époque, mais une histoire vraie adaptée sans prétention : le curé catche pour financer son orphelinat.

Simple ne veut pas forcément dire simpliste & il y a de l’idée chez Duret, cependant sa création coud grossièrement ensemble des thèmes qui sont pourtant abordés sans risques et dont le seul mérite est de faire émerger un Jean Reno attendrissant dans un rôle ambigu qu’il maîtrise placidement, sans toutefois parvenir à réconcilier les notions de religion & de catch, dont le contraste reste la motivation trop évidente à faire ce film, pas assez dissolue dans la volonté fluette de nous montrer un homme simple.

Par contre, il faut reconnaître qu’il a dû être particulièrement dur d’extirper ce compromis artistique d’un Mexique pauvre avec beaucoup d’acteurs enfants & une légère volonté comique. On voit ce que le cinéaste a voulu dire, & par moments, ça nous suffit. Mais ça marche mal par ailleurs. Parfois on se demande : ”pourquoi avoir tenté ça ?”

Tout n’est pas à jeter, car malgré l’impression tenace que le film était destiné à un public strictement abonné à la VHS, l’organisation de l’orphelinat passe assez bien – si l’on néglige le fait qu’à part Reno & sa sœur Marlee Matlin, la place des adultes n’est pas du tout détaillée & que quelques gros plans sont du coup mal placés.

Les paradoxes des personnages sont exposés de façon suffisamment modeste pour qu’on n’en regrette pas les implications, & le jeu d’acteurs est globalement peu malaisant, à l’inverse d’un doublage qui transforme le Mexique en territoire francophone avec si peu d’égards pour la cohérence que c’en est insupportable – on aurait au moins pu se dispenser de faire parler les Mexicains avec un accent en français, car cela donne l’impression que tous l’ont appris comme seconde langue plutôt que d’entretenir l’illusion d’un bilinguisme naturel qui eût été plus digeste.

C’est rigolo de retrouver Reno, après Le Grand Bleu, dans cette production intimiste sortie de nulle part & amenée sans conviction dans une Amérique centrale à peine détourée. On en trouverait le visionnage intéressant pour peu que Duret apportât le moindre soin à ses éclairages. Les grandes ombres en pleine nuit & les reflets indésirables sur les murs, on en parle ?


* Les barèmes montrent le ressenti et l’appréciation critique. Entre guillemets est indiquée la thématique. Plus de détails ici.

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Siddhartha Burgundiae

Ah tiens, les raisons pour lesquelles tu as détesté «36, Quai des Orfèvres» sont exactement les mêmes pour lesquelles j’ai adoré: huis-clos sombre, acteurs prestigieux au top, ambiance glauque et amorale qui rompt avec les schémas de gentils/méchants, intrigue dépassant le rôle traditionnel du flic qui n’existe que sur papier («protéger & servir») pour nous montrer un groupe social (presque une caste à part) avec ses rivalités, ses tensions, et ses côtés finalement très humains.

Certes on peut reprocher à Marchal de trop en faire, d’être jusqu’au-boutiste dans sa démarche (je me souviens de la scène abusée où un des flics pisse sur les pompes de son supérieur durant un cocktail mdr) mais j’ai trouvé qu’il avait signé une bien belle oeuvre, entre film noir, thriller et drame psychologique. Un film policier prenant sans imiter nos maîtres américains et sans faire du simili-Gabin, ça mérite d’être souligné.

Ywan Cwper

Yeah c’est souvent comme ça que ça se passe entre nous. Nos goûts nous séparent, notamment sur le glauque qui m’insupporte et m’aveugle au recyclage bien fait.

SIDD ! J’attendais ton nouveau commentaire avec impatience car voilà, je t’arrête, te stoppe et te chope. J’aurais besoin de te consulter sur un détail grammatical en hindi. Est-ce que je peux te contacter à l’adresse mail que WordPress me révèle ? C’est celle qui est notamment constituée de deux morphèmes dans un des deux idiomes romans les plus influencés par l’arabe. Sinon, rends-toi sur l’onglet contact et on en parle. ^_^

Siddhartha Burgundiae

Haha oui, pas de soucis!
Bonne année au fait :p

Ywan Cwper

C’est cela, bonne année à toi aussi, cher collègue !