C’est quoi la glottophobie ?

L’histoire, la définition et le contexte historique de la glottophobie.

Article soutenu par Yumemiruhito et 1 tipeur anonyme ! ❤ ❤

Sommaire

  1. L’origine du mot ”glottophobie”
  2. L’histoire de la glottophobie
  3. Définition
  4. La glottophobie dans le temps et l’espace
  5. Ce que la glottophobie n’est pas
  6. Conclusion
  7. Sources

Vous connaissez sûrement la xénophobie et la transphobie parmi la pléiade d’autres mots en -phobie dont certains gagnent en popularité actuellement et qui, peu à peu, changent le sens de ce suffixe. Avant, on l’utilisait pour parler de… bah, de phobies : de peurs viscérales. Aujourd’hui, il sert dans les néologismes à former des mots pour ce qu’on n’accepte pas, ce qui, en soit, est un glissement sémantique fascinant, mais je ne suis pas là aujourd’hui pour jouer au linguiste – pas trop. Quid de la glottophobie ?


L’origine du mot ”glottophobie”

Glotto-, c’est le préfixe pour la langue (parlée). Est-ce qu’un glottophobe part en courant quand il voit une langue ? Non. Par contre, il ne va pas accepter et/ou apprécier d’être confronté au langage dans un certain cadre, comme Mélenchon qui s’est moqué de l’accent toulousain d’une journaliste en le parodiant en octobre 2018 (vidéo ici), mettant le mot ”glottophobie” dans la bouche de tous les journaux (qui se sont contentés de la définir comme ”le fait de moquer un accent régional”), initiant même un projet de loi pour l’interdire qui a pas mal fait parler de lui à l’étranger.

Le mot ”glottophobie” remonte à deux ans avant ce boost médiatique : on l’attribue au sociolinguiste Philippe Blanchet, qui l’a popularisé dans son livre Discriminations : combattre la glottophobie publié en 2016.

Attention : cela ne veut pas dire que le mot a été inventé par Blanchet, mais que c’est lui qui l’a sorti de la case ”néologisme” : étant facile de construction, il est déjà attesté dans la littérature scientifique au XXème siècle, généralement entre guillemets ou parenthèses.

Vous vous dites donc peut-être que ”glottophobie” fait partie de ces nouveaux mots utilisés par effet de mode pour des choses dont on se fichait jusqu’ici. Et vous avez totalement raison : il y a une mode actuelle de comprendre comment les choses fonctionnent dans un monde ultraglobalisé, et de mettre des mots dessus, comme celui-ci qui est tout neuf.

Maintenant que nous avons des notions de l’histoire du mot, cherchons à comprendre pourquoi il n’avait pas lieu d’être avant récemment.


L’histoire de la glottophobie

Dans la France pré-industrielle, on parlait le dialecte de son coin. Peut-être se moquait-on du dialecte du village voisin, et peut-être avait-on du mal à comprendre le dialecte du village d’après. Si on voyageait, on devait fournir des efforts pour communiquer efficacement. Le monde n’était pas globalisé : tout était moins accessible à tout le monde qu’aujourd’hui, alors tout se jouait à de plus petites échelles.

La première globalisation a accompagné l’industrialisation et elle a conduit à l’augmentation du prestige de classe ainsi qu’à la stigmatisation des classes les plus basses (y compris de leur façon de parler, puisqu’elles étaient moins éduquées) pendant que l’impérialisme se chargeait de convaincre la civilisation occidentale de son absolue supériorité sur les autres (et par conséquent de la supériorité de ses langues sur celles des autres) ¹.

Mais une seconde globalisation s’est produite – et se poursuit, voire s’accélère aujourd’hui – grâce à Internet. On a été mis en contact avec les autres. Tellement d’autres, en fait, qu’on n’y était pas prêts : l’intolérance est montée partout, le cycle a recommencé.

On n’aura jamais une langue unique sur Terre. N’est-ce pas un peu triste d’avoir une pensée globe-ale ?

Je ne vais pas rédiger un essai sur le monde contemporain : une des conséquences à cette globalisation nous intéresse particulièrement ici, celle qui a touché à la langue. Internet, entre autres, nous a mis en contact avec la langue ou le langage des autres plus efficacement que jamais, si bien que ses mauvais usagers ont commencé d’y être dramatiquement montrés du doigt. Cela s’est ajouté au pendant virtuel du racisme, consistant à ne pas accepter de côtoyer (même par écrans interposés) des ”gens d’ailleurs”. Quand on utilise Internet, le côtoiement passe par la langue (écrite ou orale) plutôt que par la culture ou la couleur de peau, qui sont faciles à dissimuler.

La glottophobie était née. Enfin non : elle était née sur Internet. En réalité, elle ne se résume ni aux accents, ni à la discrimination virtuelle, et elle n’est pas aussi nouvelle que le mot qu’on a forgé pour elle ; toutefois, ce sont ces aspects récents qui ont fait prendre conscience de son existence et de ses conséquences. Prenons maintenant un peu de recul.


Définition

Il s’agit d’une discrimination langagière, d’une forme ou d’une autre d’inacceptance de la façon qu’a autrui de communiquer. C’est généralement le propre d’une normativisation arbitraire (comme souvent en la matière) et de l’élitisme ².

Contrairement à ce qu’on peut croire depuis le scandale Mélenchon, la glottophobie ne se restreint donc pas à la moquerie contre les accents régionaux. Elle peut être l’inacceptance, la moquerie, une critique, un discours haineux ou un jugement porté, à l’écrit ou à l’oral, sur :

  • un accent régional ;
  • un accent étranger ;
  • la tentative d’un étranger de parler français ;
  • le niveau en français d’un étranger ou sa méthode d’apprentissage ;
  • le choix d’apprendre un dialecte particulier.

La glottophobie peut aussi consister :

  • en la dépréciation ou la hiérarchisation d’une langue ou d’un dialecte parmi d’autres pour une de ses particularités intrinsèques (lexicale, grammaticale, idiomatique ou phonétique) ;
  • en la dépréciation ou la hiérarchisation d’une langue pour sa prétendue inadéquation ou, à l’inverse, sa prétendue qualité ;
  • en la dépréciation ou la hiérarchisation d’une personne pour son usage de la langue ;
  • à prescrire l’usage d’une langue standard et normée, voire unique (par exemple, le français de France plutôt qu’un autre superdialecte comme l’américano-canadien ou le maghrébin).
Techniquement, le débat sur l’usage du terme ”pain au chocolat” ou ”chocolatine” n’est pas seulement bête et ennuyeux. Quand on défend (pour de vrai) l’usage de l’un ou l’autre terme, on fait montre de glottophobie, puisque c’est une variation dialectale comme tant d’autres.

Cette définition de la glottophobie est globale (je donne une vision francocentrée mais elle s’applique potentiellement de la même manière dans le monde entier, voire aussi aux langues signées) ; c’est un combiné de la vision politique résumée par la presse (”moquerie envers des accents régionaux”) et de la vision sociolinguistique de Blanchet.

[…] Le mépris, la haine, l’agression, le rejet, l’exclusion, de personnes, discrimination négative effectivement ou prétendument fondés sur le fait de considérer incorrectes, inférieures, mauvaises certaines formes linguistiques (perçues comme des langues, des dialectes ou des usages de langue) usitées par ces personnes, en général en focalisant sur les formes linguistiques (et sans toujours avoir pleinement conscience de l’ampleur des effets produits sur les personnes).

→ Philippe Blanchet cité par Alice Krieg ici.

Il peut être glottophobe que de donner un quelconque jugement de valeur sur une personne pour son usage de la langue, que ce soit pour la critiquer ou faire son éloge. Comme le disent Jérôme Piron et Arnaud Hoedt (je cite beaucoup trop cette vidéo) : ”quand on juge votre orthographe, on ne juge pas l’orthographe : on vous juge, vous”. Évidemment, cela dépendra énormément des circonstances et il n’y a rien de foncièrement glottophobe à considérer certains usages ou locuteurs comme supérieurs si c’est une opinion qu’on ne prescrit pas.

La glottophobie dans le temps et l’espace

La glottophobie dialectale (consistant à se montrer glottophobe envers des dialectes) est proportionnelle à la variété dialectale d’une zone : elle est quasi-inexistante en Russie où la langue est assez homogène, assez présente aux États-Unis et parfois gênante au Royaume-Uni, pays réputé pour son immense variété de dialectes ¹.

It is impossible for an Englishman to open his mouth without making some other Englishman hate or despise him.

Il est impossible pour un Anglais d’ouvrir la bouche sans se faire haïr ou mépriser par un autre Anglais.

— George Bernard Shaw cité par Alexander Boot ¹ (ma traduction)

On peut aussi parler de la glottophobie politique : la France n’a pas attendu Mélenchon pour être glottophobe. En fait, sa politique linguistique tout entière est glottophobe dans la façon qu’elle a de brimer les langues régionales (d’ailleurs indûment appelées dialectes). La situation est pire quand plusieurs langues considérées par le plus grand nombre comme bien distinctes se partagent un territoire donné.

Le meilleur exemple de glottophobie politique est sûrement celui de la question linguistique grecque : j’en parle plus en détails dans mon article sur le descriptivisme et le prescriptivisme, dont je vous cite ici les passages pertinents :

La crainte pour l’identité culturelle hellénique sous la pression ottomane a causé la séparation du grec en deux dialectes : la katharévoussa (”καθαρεύουσσα”) est devenue la langue du droit, de l’administration, de l’enseignement et de la religion, et le démotique (”δημοτική”) est restée celle du peuple. La katharévoussa a été créée en quelques années par un mouvement puriste mené par Adamántios Koraïs ; les fondements en sont posés en 1796, et elle devient langue officielle en 1833.

Malgré son statut de langue officielle, elle ne sera jamais la langue populaire. La coexistence des deux grecs est un cas de diglossie qui est à l’origine de deux siècles de controverses politiques et religieuses, la Question linguistique grecque. Toutefois, le démotique, après un demi-siècle de disgrâce, redevient une langue littéraire dans la décennie 1880 grâce aux efforts des hommes de lettres Jean Psichari et Kostis Palamas notamment.

Il faut attendre 1976 (alors que la démocratie est de nouveau en place depuis une année) pour que le ministre de l’Éducation Georgios Rallis interdise la katharévoussa dans l’administration et la remplace par le démotique en tant que langue officielle.

Il y a, enfin, la glottophobie coloniale ; par exemple, la variété linguistique de l’ensemble de l’Amérique a fondu sous la pression de l’anglais, du français, de l’espagnol et du portugais, dont les locuteurs n’avaient pas grand chose à faire du langage de ce qu’on appelait des ”sauvages”. Même chose pour l’Afrique coloniale, qui ne se remettra jamais de la glottophobie passée (ayant notamment résulté en l’écrasement de l’oralité par la langue écrite) même si elle recule peu à peu aujourd’hui ³.

Ce que la glottophobie n’est pas

Attention : comme toujours, dénoncer une quelque-chose-phobie ne veut pas dire qu’il est interdit de ne pas aimer ce quelque chose. On a le droit de ne pas aimer les mots allemands, la diction journalistique ou bien l’accent québécois. Surtout que, si vous dites abhorrer le suédois, on ne vous répondra jamais : ”ne généralise pas, les mots suédois sont tous différents, tu ne peux pas tous les mettre dans le même sac”. Non. Ça, c’est vrai pour les personnes, pas pour les mots. Vous n’aimez pas le suédois ? Ça vous regarde et on s’en fiche.

Vous pouvez donc crier partout votre haine pour les conjugaisons de l’arménien occidental : ça serait dommage, mais la langue ne va pas vous mordre parce que vous ne l’aimez pas. Par contre, des personnes peuvent être blessées parce qu’on dit ça de leur langue.

Sur le même principe, vous avez parfaitement le droit de trouver cet article mal écrit ou d’admirer les talents orthographiques de votre petit frère. Mais dans un cas comme dans l’autre, on ne doit pas estimer la valeur d’une personne ou la juger pour son usage de la langue à moins de tenir pour certitude que le résultat sera bénéfique et bien perçu par tout le monde.

C’est dans cette optique que j’ai aidé à la rédaction de la règle pour le serveur Discord d’apprentissage et d’enseignement du français (French).

Conclusion

Il est normal de ne pas avoir conscience d’être glottophobe ou que ça peut être un mal. Le français est une langue qui est depuis longtemps guidée par des questions de prestige, ce que la France ne l’a jamais dissuadée de faire, et on ne nous a pas forcément dit qu’il existait une autre voie.

La glottophobie n’est connue du grand public que depuis 2016, avec le livre de Blanchet qui a déclenché une vague d’attention scientifique à son sujet (il suffit de googler ”glottophobie” : il y a presque une moitié de résultats de presse et une proportion non négligeable d’essais linguistiques récents), voire seulement 2018, quand la politique s’y est soudainement intéressée. Il faut prendre conscience au plus vite de ce qu’elle est vraiment. J’espère y avoir aidé, et je suis à votre écoute dans les commentaires dans le cas où j’aurais failli !


Sources

Illustration ”globe” dérivée de jcomp, via freepik.com

  1. Alexander Boot, Down with glottophobia, 21 octobre 2018
  2. Philippe Blanchet, Discriminations : combattre la glottophobie
  3. Kemedjio, Cilas, and R. H. Mitsch. “The Curse of Writing: Genealogical Strata of a Disillusion: Orality, Islam-Writing, and Identities in the State of Becoming in Maryse Condé’s ‘Ségou.’” Research in African Literatures, vol. 27, no. 4, 1996, pp. 124–143. JSTOR.

6 commentaires

  1. J’avais déjà croisé le terme^^ qui me paraît étrange, car au fond, ce que l’on hait/méprise, ce n’est jamais tellement la langue en elle-même, mais le vaincu politique, le provincial, le paysan, le prolo. D’ailleurs, à notre époque qui aime étiqueter toutes les «-phobies», on n’a pas encore inventé le terme pour le mépris/le rejet des pauvres… J’ose l’«anodonophobie» 😀

    Outre cela, je vois plusieurs soucis avec ce mot. Le premier, c’est qu’on ne peut pas combattre un sentiment (c’est absurde); comme tu le dis, on ne pourra jamais empêcher quelqu’un d’avoir telle ou telle opinion sur telle ou telle langue. Le second, c’est que politiquement correct oblige, il serve d’argument ad personam qui sera brandi comme un nouveau point Godwin contre quiconque aura une pensée «linguistiquement déviante», au lieu de discuter posément et tranquillement de questions fond. La solution ne serait-elle pas là, en fait ? Débattre, se réapproprier nos héritages linguistiques, voir qu’une langue n’est pas un combat social, mais une richesse littéraire, lexicale, sémantique, et exiger d’un mec ayant une opinion contraire qu’il argumente, au lieu de le «-phobiser» ?

    Pour l’orthographe, j’avoue avoir déjà ironisé sur un gugus parlant le langage wesh quand celui-ci devenait un peu trop vindicatif, et souligné maintes fois à un sachant (pas un savant) virtuel faisant sa leçon sur un ton docte qu’il était étrange pour lui qui a tout vu, tout fait, de ne pas connaître une terminaison de base au présent. Bon c’est du sophisme trollesque, mais le cas de l’orthographe est complexe. Dans 95% des cas, on sera d’accord pour dire qu’il est débile de se moquer d’un mauvais accord ou quelques fausses notes syntaxiques, cependant, ne pas du tout se soucier d’orthographe, ne jamais vouloir se corriger, ça peut aussi vouloir dire «je m’en fous d’être compris, je m’en tamponne d’apprendre, et je me tape cordialement de mes interlocuteurs», ce qui est fatalement mal reçu…

    Autant je pourrais qualifier de «glottophobe» un type brocardant mon patois bourguignon (encore que je lui concède parfaitement le droit de penser que je suis un pégu), autant j’aurais été franchement dég qu’on qualifie de cet adjectif un type corrigeant mes fautes d’allemand ou d’anglais… Tu vois où je veux en venir ?
    (P.S: désolé du pavé ! :p)

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    1. Tout le problème de la glottophobie, c’est qu’elle se dit de gens qui discutent de la langue au lieu de ce qu’elle transmet. Dans le pire des cas, essayer de diriger la personne sur le bon chemin ne fera que lui donner d’autres trucs langagiers sur lesquels pinailler. Comme toutes les -phobies MODERNES, c’est un enfermement d’esprit, mais à l’instar des -phobies originelles, elles sont guérissables. Il s’agit simplement de garder son sentiment pour soi, ou pour les occasions où l’on peut en débattre vraiment sans crainte de froisser rien ni personne. Ce qui, je te le concède, paraît de plus en plus difficile à faire. Alors, exiger d’une personne qu’elle ait un comportement adéquat, ce n’est pas une solution, c’est un objectif, et ce serait juste faire empirer la situation que de l’exprimer comme évident ; il faut sensibiliser la personne, respecter son éventuelle ignorance et, sans prétention aucune, c’est ce que j’ai essayé de faire avec cet article.

      Je ne suis pas d’accord qu’on haït forcément le prolo. Au contraire, la glottophobie se dirige aussi bien contre le langage populaire qu’élitiste – simplement pas de la même manière et parfois de façon apparemment contradictoire parce que l’un peut en accuser l’autre.

      Je pense que ce n’est pas glottophobe de moquer le weshophone, parce que celui-ci ne respecte ni la langue ni lui-même. Il faut investir un minimum d’efforts pour avoir la moindre attente des autres.

      Tandis que j’écris ce commentaire, je découvre un cas où je suis encore glottophobe : quelqu’un vient de me vouvoyer sur Discord et waouw ça m’insupporte.

      Oui, Sidd, tu es un pégu. 👀

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      1. Oui, voilà, le souci c’est d’une part l’idiotie de trolls étriqués qui n’ont que «olol c dla m3rd» comme seul argument d’une part, et d’autre part, la sensibilité à fleur de peau d’autres flocons de neige qui se sentent intimement blessés dès qu’on n’est pas d’accord avec eux ou qu’on n’aime pas ce qu’eux aiment. Pour ça que je pense qu’en parler posément, calmement et en argumentant est un bon moyen de crever l’abcès; en tous cas, je suis convaincu qu’approvisionner le canon à ad personam en nouvelles munitions en «-phobie» ne fera que renforcer la guerre des égos, d’un côté comme de l’autre. Dans l’idéal, il faudrait d’une part apprendre à écouter les autres et leur concéder des «tu as raison», d’autre part apprendre à ne plus se sentir froissé pour rien, même quand ça pique un peu. Plus difficile à dire qu’à faire, effectivement^^

        Sinon en attendant, oui, on est bien forcé de garder son opinion pour soi et d’avancer à tâtons tant qu’on ne connaît pas l’ouverture d’esprit de la personne en face de soi.

        Oui effectivement, le langage élitiste affecté est souvent haï, tiens d’une manière générale, plus ça fait «affecté», plus c’est détesté…

        Haha les vouvoyeurs^^ je les aime bien perso, en général ce sont des papas/mamans très polis, 40 ans et plus ! Récemment, j’ai eu un type ultra space, je comprenais rien de ce qu’il disait, il balançait ses idées sans les articuler au fur et à mesure que son esprit faisait des analogies, sautait du coq à l’âne, en plus il balançait des liens YT à tort larigot qui faisaient partie intégrante de sa «syntaxe» disons, fallait tout regarder ET voir où lui voulait en venir… >< c'était chaud…

        Oui, Sieur Orikrin, j'assume parfaitement ma péguïté (si tu m'autorises le néologisme) !

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      2. Il n’y aurait pas de guerre des égos si l’on appliquait directement ce que tu préconises : le débat et l’ouverture. Les -phobies ne sont pas parties pour s’atténuer ou se raréfier, alors je pense qu’il faut rester dans l’écoute et la compréhension. Les flocons de neige te disent zut, au fait. Pégu.

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      3. N’abusez pas non plus de l’argumentum ad pegum, jeune homme ! Comme disaient des philosophes de la cour de récré, «c’est celui qui dit qui y est» :p

        Aimé par 1 personne

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