Poème [#2019-17] : [ ]

215 mots pô éthiques. Le titre est inspiré de l’album ( ) de Sigur Rós.

Illustration : Approaching Menace, par Jakeukalane



Le froid n’est jamais triste. Ses larmes sont déjà dures comme les pierres qu’elles écrasent. L’air se noie dans ces bourres de fumée, ces fourrages nubés, solide et des lames poussent sur les atomes. L’Homme se pare d’armures douces pour faire semblant qu’il ne saignera pas, mais son souffle se voit le
jour devant ses lèvres qui gèle.


Elle sort du brouillard blanc. Elle n’est jamais laide, celle que j’espère, mais j’imagine des espoirs empoisonnés qui me feraient aspirer aux humeurs sales. Je sors la tête de l’eau
et ses yeux morts me fixent : est-on curieux de ce que l’on aime en puissance
de feu étoilé et d’orbes iridescentes qui luisent et nuisent dans la nuit qui lui convient, à cet Autre que je suis et qui me sera
dans ses bras imaginaires
de rien,
pas de quoi s’ombre-âger.


Non, ce n’est pas moi, marche arrière. Arrière, marche ! Je sors la tête de l’eau et c’est l’été. Mes yeux piquent
leur humanité dans un grand panier que des doigts fins décollent de l’herbe d’osier.


Laissez-moi imaginer ce dont on a pris l’habitude d’apprécier l’absence. Laissez-moi m’y éperdre. Pourriez-vous croire que le soleil est un grand éclair ? Que les saisons s’entourent elles-mêmes ? Si vous vous efforcez de vivre, effaiblez-vous de ne.

4 commentaires

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