Courbe d’apprentissage et courbe d’oubli : astuces pour l’apprentissage de langues en autodidacte

On me demande souvent comment je fais pour apprendre des langues. Je réponds assez évasivement car je crois que chacun doit trouver sa propre méthode. Mais de la même manière que j’écris les cours intuitifs dans l’espoir d’inspirer, cela ne peut qu’être positif de partager ma façon de faire, en insistant que vous devrez l’adapter.

Je ne prétends pas faire autre chose que les bloggeurs qui partagent leur méthode ou leur expérience, sauf que je ne vais surtout pas faire semblant qu’il y a une solution miracle et que c’est moi qui la détiens. Ceci étant dit, voici comment moi, je m’y prends.


Les constats de départ

Les gens qui se questionnent sur ma méthode disent souvent de la langue qu’ils apprennent qu’elle est compliquée. Là, j’ai déjà envie de donner un coup de frein :

  1. il n’a jamais été dit nulle part que l’apprentissage d’une langue devait être facile : c’est une aventure qui demande des efforts et du temps ;
  2. comme je l’ai déjà expliqué, la difficulté d’une langue est relative et dépend de celle(s) que vous connaissez déjà. Les langues les plus faciles pour un francophone sont faciles à déterminer.

Si vous vous sentez forcé d’apprendre une langue, elle vous paraîtra forcément difficile. Mes astuces valent pour tous, mais aucune ne marchera si vous ne trouvez pas en l’une d’elles de quoi vous motiver durablement.

1. Ne pas tomber dans le piège de la courbe d’apprentissage

Vous mènerez à bien l’apprentissage en ne vous décourageant pas. Oui, rien d’original là-dedans. Par moments, vous aurez le sentiment de ne plus apprendre aussi vite, et c’est normal. Cela s’appelle la courbe d’apprentissage, et tout apprenant s’y retrouve forcément confronté. Il en existe tout un tas de versions qui ressemble généralement à des courbes logarithmiques ramollies. Voici ma version, héritée de ma propre expérience.

ⓒ Ywan Cwper


Apprendre une langue, c’est se retrouver confronté aux deux « plateaux » (quoique la plupart des apprenants n’en voient qu’un, le second) : celui du niveau débutant quand on a appris toutes les bases, et celui du niveau intermédiaire quand on ne sait plus par quel bout attraper l’apprentissage. En effet, vous apprendrez proportionnellement de moins en moins : quand vous savez 1 mot et que vous en apprenez 1 autre, votre connaissance augmente de 100% et c’est gratifiant. Quand vous en savez 10 et que vous en apprenez 1, seulement 10%. Puis, quand vous savez 5 782 mots, il n’y a plus rien de gratifiant à en apprendre un de plus.

Ces plateaux sont la cause de beaucoup d’abandons, mais ils sont inévitables et leur existence même devrait vous encourager à les dépasser.

2. Acquérir plutôt qu’apprendre

Il y a une différence entre l’acquisition et l’apprentissage d’un savoir : vous n’avez pas appris votre langue maternelle, vous l’avez acquise. Normalement, vous n’avez pas eu à faire d’efforts pour apprendre votre langue maternelle, du moins l’immense majorité de son fonctionnement. Au contraire, une langue étrangère s’apprend, et demande des efforts conscients.

Ce sont l’affect (l’enthousiasme, le découragement) et les efforts à fournir qui donnent sa forme à la courbe d’apprentissage. La courbe d’acquisition, elle, est parfaitement logarithmique – du moins dans le meilleur des mondes, pour une personne avec des capacités moyennes et un environnement favorable.

ⓒ Ywan Cwper

Il y a une différence importante entre ces deux concepts, et de multiples raisons à ce qu’ils soient séparés. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est de rapprocher l’apprentissage de l’acquisition, puisque l’acquisition demande moins d’efforts tout en étant plus efficace. Pour cela, il faut passer à l’étape 3.

3. La meilleure méthode dans l’absolu : l’immersion

La manière la plus efficace d’apprendre une langue étrangère sera toujours de déménager dans un pays locuteur. Mais dans la possibilité bien compréhensible où cela ne vous serait pas possible, il reste encore le choix de rapprocher l’apprentissage de l’acquisition en simulant l’immersion dans la langue.

Aujourd’hui, avec Internet, c’est plus facile que jamais. Mettez votre téléphone dans la langue que vous apprenez, tout comme les sites webs que vous connaissez bien et vos jeux. C’est le meilleur moyen d’apprendre du vocabulaire sans le faire exprès : de l’acquérir, donc. Normalement, vous saurez déjà à quoi servent les boutons malgré leurs intitulés exotiques. Si ce n’est pas le cas, devoir changer de langue ou utiliser un un traducteur automatique dans l’urgence n’est pas un drame.

4. Le meilleur allié de l’immersion : la récurrence

La clé de l’acquisition, c’est la récurrence : si vous voyez un mot suffisamment souvent, vous n’aurez pas d’efforts à fournir pour le mémoriser : là encore, vous l’acquerrez. J’ai mis ma tablette successivement en turc et en allemand, et je peux vous garantir que les mots kapatmak et değiştirmekschließen et ändern (« fermer » et « modifier ») sont profondément gravés dans ma mémoire. Pareil pour mes jeux, qui m’ont définitivement appris de l’allemand et de l’espagnol comme Schaden (« dégât ») et destruir (détruire).

Il y a un autre excellent pourvoyeur de récurrence : les films et les séries, bien sûr.

5. Les films et les séries en VO

Le langage courant ne comporte pas tellement de mots que ça ; on peut s’en sortir avec un millier de mots. On a tôt fait de les brasser avec quelques films ou en quelques épisodes, qui sont rarement de haut niveau littéraire et apportent une récurrence énorme de concepts vraiment nécessaires. Et l’avantage, c’est que les films et séries restent utiles à haut niveau par l’apport occasionnel d’expressions ou de mots rares.

Par ordre décroissant d’efficacité, on a :

  1. la VOSTVO (VO sous-titrée en VO, par exemple de l’anglais sous-titré en anglais) ; accessible dès le niveau intermédiaire, cette méthode est redoutable ; l’acquisition orale est la meilleure, mais vous aurez les sous-titres pour vous servir de garde-fou, vous aider à noter les mots que vous n’aurez pas compris, et déduire le sens la plupart du temps.
  2. La VOSTFR ; c’est toujours excellent, mais attention : cela demandera une certaine concentration à l’écoute car vous aurez forcément tendance à vous reposer sur les sous-titres par facilité.
  3. La VO ; bah oui, sans sous-titres, pourquoi pas ? L’avantage de cette méthode, c’est que vous serez obligé à entraîner votre oreille. Mais elle demande un haut niveau de base, alors ne l’essayez pas trop vite ou elle vous découragera.
  4. Les sous-titres étrangers ; pourquoi ne pas regarder Avatar, que vous aimez tellement que vous pourriez en citer des morceaux entiers parce que vous l’avez vu 12 fois, avec des sous-titres allemands, russes ou espagnols ?

Attention : le principe de l’immersion, c’est d’apprendre tout le temps, mais peu à la fois. Je ne vais peut-être rien vous apprendre avec cette phrase, mais le temps que vous passerez à apprendre est incontournable et dépendra énormément de votre motivation et de la part que vous consacrerez à l’immersion, mais surtout à votre résilience face aux plateaux (cf. plus haut).

6. Tenir une liste de vocabulaire (faire jouer ses différents types de mémoire)

Oui, c’est franchement basique, d’où le truc un peu mystérieux que j’ajoute entre parenthèses – c’est pour me donner un peu de crédibilité, me tapez pas.

Sérieusement, les listes personnalisées de vocabulaire sont très importantes. J’en ai sur papier et sur support virtuel. Elles sont importantes car, 1) c’est vous qui sortirez le mot du contexte : vous connaîtrez son origine et vous saurez le replacer, et 2) vous pouvez les organiser selon votre logique et à votre convenance. Rien de plus digeste pour votre cerveau que ce qui sort de votre cerveau. L’image manque clairement de poésie, mais c’est la clarté qui compte, hein ?

Ce que je veux dire quand je propose de faire jouer ses différents types de mémoire, c’est de faire passer l’information par la mémoire visuelle (représentation du mot), imaginative (mnémotechnie) et auditive (par l’écoute du mot, quitte à le prononcer soi-même). Pas besoin de tout faire pour chaque mot – certains restent sans qu’on sache pourquoi –, mais une de ces méthodes peut se révéler beaucoup plus efficace pour vous, alors faites l’essai : c’est en faisant des expérimentations que vous arriverez à la méthode optimale, la vôtre.

7. Faire des rappels souvent

Avec Memrise et Duolingo entre autres, le concept de microlearning a explosé qui prétend que les rappels fréquents sont importants. Mais au-delà de l’effet de mode, est-ce que le principe est bon ? L’idée de courbe d’oubli vient du XXème siècle, et on l’appelle aussi courbe d’Ebbinghaus, du nom du philosophe allemand Hermann Ebbinghaus. Et le monsieur a démontré en 1885 que Duolingo était un bon outil.

Jolie représentation trouvée sur le blog d’Adam.

N’hésitez donc pas à revenir souvent sur ce que vous apprenez ; cela peut paraître rébarbatif, mais mon expérience confirme que c’est souvent sous-estimé. Alors ne craignez pas la chouette de Duolingo, parce qu’elle a bien raison de vous harceler de coups de bec.

Vous pouvez aussi faire des rappels avec vos propres listes de vocabulaire (par exemple, cette note de mon Google Keep qui fait « ding » 🔔 tous les jours à 02:00 ; comme vous pouvez le voir, je suis averti en turc que dois réviser mon turc).


Additionnellement, je vous suggère fortement des rappels mentaux : profitez des moments où vous avez l’esprit libre pour vous remémorer les mots appris dans la journée, et notez mentalement ceux dont vous ne vous rappelez pas de la signification pour les réviser avec plus d’attention plus tard.

8. Adapter la mnémotechnie

Les astuces mnémotechniques toutes prêtes de Memrise peuvent être utiles. Par exemple, de m’avoir fait réaliser que le mot russe pour « vert », « зелёный » (zelyónyj) ressemblait à « the lawn, yeah », d’une part, m’a fait rire, et d’autre part, m’a fait retenir le mot pour toujours.

Mais il ne s’agit pas forcément de prendre la mnémotechnie… au mot. Chaque mot contient une multitude d’astuces que vous seul saurez voir.

  • Le turc pour « couteau », « bıçak », ressemble à « bi-tchak ! ». Qu’importe le « bi », ça me suffit.
  • Le turc pour « fou », « deli », me fait penser à « délit ». Le lien n’est pas clair pour vous ? Pour moi, il l’est.
  • Le grec pour « accident », « ατύχημα » (atýchima), me fait penser à « atterrit mal ». Qu’importe le L, ça me suffit.

Bref, chaque mot a des secrets qu’il ne tient qu’à vous de découvrir. Que ce soit phonétique, sémantique ou par association d’idées, que ce soit spirituel ou idiot, qu’importe : la mnémotechnie, c’est la langue de la mémoire, et celle-là, vous la parlez déjà.

9. Varier les méthodes

Dans l’absolu, il n’y a pas de méthode miracle ou de manière plus efficace qu’une autre pour apprendre des langues. Je prétends donner quelques bons conseils, mais pas savoir ce qui vous convient. Moi aussi, au départ, j’ignorais ce qui me convenait. Alors j’ai tâtonné. J’ai entendu parler de méthodes que je n’ai pas appliquées, d’autres que j’ai essayées sans succès, et d’autres qui me sont allées. C’est pourquoi je vous conseille d’expérimenter parmi cette petite liste de méthodes que je n’emploie pas personnellement :

  • lire des médias (le vocabulaire est un peu plus élevé que celui du langage familier, l’apport est donc différent) ;
  • apprendre des textes de chansons ;
  • étiquetter des objets du quotidien avec des post-its où vous écrirez leur traduction ;
  • faire soi-même des exercices de thème et de version et se faire corriger par un natif ;
  • trouver un correspondant natif ;
  • faire du shadowing (répéter des phrases entendues jusqu’à les prononcer parfaitement).

10. Sur l’apprentissage en communauté sur Internet

Personnellement, je n’ai jamais vraiment pratiqué de langues avec des natifs (du moins dans le seul but d’apprendre) car j’ai rapidement l’impression de tourner en rond et de faire perdre son temps à la personne. Mais cela dépend beaucoup de votre correspondant et peut valoir le coup d’essayer. J’aime beaucoup les communautés Discord où une foule de gens peut se partager la tâche de vous corriger.

D’ailleurs, demandez toujours à être corrigés. Et ne vous excusez pas de vos erreurs, ou vous passerez plus de temps à vous excuser qu’à apprendre.

Mieux que ça : ne vous laissez pas seulement corriger, mais demandez à comprendre. Dans la mesure du possible, trouvez la bonne solution vous-même. Et si l’on vous corrige, faites en sorte de toujours comprendre pourquoi. J’ai vu des apprenants faire la même erreur des dizaines de fois malgré qu’ils soient corrigés à répétition, parce qu’ils ne cherchaient pas la raison à ce qu’ils soient repris.

11. Sur l’apprentissage par cœur

Je ne trouve pas que l’apprentissage par cœur soit une bonne chose. Mieux vaut des rappels sur le long terme que sur le court terme ; peu importe le temps que vous passez à répéter, il faudra que vous le refassiez si vous ne voulez pas oublier.

Par contre, j’utilise l’apprentissage par cœur dans un cas bien particulier. Il m’arrive d’apprendre des phrases par cœur quand elles illustrent une particularité – une expression, un détail grammatical etc.

Par exemple, l’allemand « sie sah zu wie ich aß » (« elle regarda comment je mangeais ») qui illustre à la fois un prétérit irrégulier (essen → aß), un verbe à particule (zusehen) et une proposition subordonnée qui rend le tout peu clair à première vue. Ou alors le turc « bulduğumuz ev boştu » (« la maison que nous avons trouvée vide ») qui illustre la proposition subordonnée en turc.

L’avantage de retenir de telles structures, c’est que vous pourrez les décortiquer à loisir et réappliquer leurs principes de façon intelligible. Au passage, elles contiennent aussi du vocabulaire. C’est toujours ça de pris.

12. Sur quelques pièges

Converser entre apprenants — De nombreuses personnes cherchent à discuter dans leur seconde langue avec d’autres apprenants de cette langue, mais je le déconseille : c’est le meilleur moyen de s’apprendre mutuellement des sottises. Faites en sorte de toujours discuter avec au moins un natif quand vous conversez en groupe.

Oublier que c’était dur — Un des déclencheurs insidieux des plateaux de la courbe d’apprentissage est le suivant : tout paraît simple une fois qu’on l’a compris, à tel point qu’on en oublie la peine légitime qu’on avait éprouvée en essayant de le comprendre. C’est-à-dire que, par exemple, lorsque vous aurez appris quelque chose, vous perdrez de vue que c’était difficile, et vous finirez par ne plus savoir relativiser sur la difficulté de l’apprentissage. Alors regardez souvent en arrière, car on sous-estime toujours le chemin parcouru.

Comprendre sans apprendre — Quand j’ai commencé l’espagnol, je me suis heurté à un problème : le vocabulaire étant transparent, je comprenais beaucoup de mots mais j’étais incapable de les réutiliser. C’est le piège de comprendre sans apprendre ; si vous apprenez une langue « facile », restez conscient que le mot doit rester dans votre mémoire. Cela peut, paradoxalement, demander quelques efforts supplémentaires.

Comment j’ai appris l’anglais (sans le faire exprès)

Je considère souvent l’anglais comme ma « seconde langue maternelle » parce que je l’ai acquis plus que je ne l’ai appris, ce qui me donne l’impression que je l’ai appris sans le faire exprès. Pourtant, à dix ans, je ne savais encore rien dire.

D’abord, quand j’ai commencé à jouer sur Internet, j’ai acquis beaucoup de vocabulaire. C’est un bon socle, mais je ne l’utilisais pas du tout et il ne me servait à rien ; je n’avais ni grammaire, ni aucune connaissance des expressions. Les films en en VO ont fini le travail, ajoutant encore du vocabulaire, me fournissant l’écoute, ainsi que les expressions et la grammaire. Ce processus a pris 6 ou 7 ans (de mes 12 ans jusqu’à mes 18-19 ans).

Après ce temps-là, je pouvais le parler couramment, mais le vrai bilinguisme est venu après (et vient encore) de par la pratique que j’ai faite de l’anglais en écrivant sur Internet. J’ai entraîné ma prononciation à part.

Tout cela pour dire que je suis bien placé pour affirmer que l’immersion simulée fonctionne et que l’acquisition d’une langue en autodidacte est possible, mais qu’elle est longue et dépend entièrement de vos opportunités et de votre envie à provoquer l’immersion.

Je n’avais pas de motivation personnelle à apprendre l’anglais, et je n’y ai pas été poussé plus que ça. J’ai fait l’école à la maison et, scolairement, j’ai rempli moins d’un demi-cahier d’anglais – je n’ai jamais appris les verbes irréguliers non plus. Si j’y avais été poussé, ces 6 ans auraient peut-être été 4, voire 3.


Si vous pensez que j’ai oublié des choses importantes, laissez donc un commentaire ! En attendant, j’espère vous avoir aidé et vous remercie de votre lecture.

11 commentaires

    • Oui et si l’apprenant est limité, on parle même de «con fluence», et on peut le jeter dans une rivière du coup :p

      Non mais plus sérieusement, cet article me paraît fort juste, je ne peux qu’appuyer l’emphase déjà mise sur les objectifs personnels de chacun. Apprendre quelques mots histoire de se débrouiller en vacances et apprendre une langue pour lire ses classiques littéraires ou écouter sa musique, ce n’est pas DU TOUT la même méthode. Par exemple, l’immersion permet d’acquérir une langue très idiomatique, mais pas dénuée de fautes ou de barbarismes, ce qui peut s’avérer très problématique dans des filières où on attend non seulement une langue «grammaticalement parfaite» mais où on s’attend en plus à ce que l’apprenant connaisse les registres de langue

      Le malaise quand tu apprends l’anglais de la street ou la Jungendsprache et que tu sors ça oklm dans un contexte très formel^^

      L’idéal est donc souvent de combiner.

      Aimé par 1 personne

      • Ah oui, la fluence du touriste… Je n’ai jamais considéré ça comme de l’apprentissage de langue à proprement dit, mais c’est peut-être parce que rien d’autre ne m’intéresse dans la langue que la langue ?

        Aimé par 1 personne

      • Ah je parlais du simple apprentissage, oui un touriste parle rarement une langue couramment^^ mais même à ce niveau, y’a une «fluence» bien différence entre celui qui maîtrisera parfaitement une langue pour se débrouiller dans la vie quotidienne, voire gérer l’administration, quelques médias etc, et un doctorant de l’INALCO qui lui va maîtriser un vocabulaire poétique, des syntaxes peut-être inconnues des autres, etc

        Quant à la langue, oui c’est compliqué, il y a sans doute autant de manières de voire la langue que de locuteurs, et même ça dans une certaine mesure, ça peut bcp influer sur l’apprentissage. Pour certains, c’est un simple moyen de communication, un outil, pour d’autres un objet d’étude avec ses particularités, pour d’autres encore une ouverture à la culture avec un grand « C » qui renseigne autant sur l’anthropo que sur la socio ou la psycho, bref, c’est vaste et beau, ce qui en fait tout l’intérêt !

        Aimé par 1 personne

      • Ouaip, c’est ce qui rend si difficile d’avoir un niveau quasi-natif. Les lacunes de mon français (genre en mécanique) seront d’autant pires en anglais, et je ne pourrai jamais maîtriser totalement les registres. Je comprends pas comment on peut en venir à devenir romancier dans sa seconde langue, par exemple.

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