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Poème [#2019-12] : J’ai mal à tous mes arts (Notre-Dame)

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Apparemment, les atomes de Notre-Dame me survolèrent et déposèrent l’inspiration sur moi comme le Marchand de sable.

La bannière est tirée de Le Bossu de Notre-Dame, film de Jean Delannoy de 1956 (avec Gina Lollobrigida dans le rôle d’Esmeralda). Étant données les circonstances, le cinébdo sortira exceptionnellement jeudi.


C’était un 15 avril, pour mon anniversaire.
Et à cette occasion, quelqu’un crut bon qu’on fît
De là-bas, Notre-Dame, une grande bougie.
Lueur hexagonale de flammes en colère :
Ce sont des tours jumelles qui épargnent les Hommes
Et dont l’aura de pierre conforte tous les nôtres.
Pourtant ce soir leur flèche s’embrase et puis se vautre
Comme un vague déchet, décatie, une aumône.

Comment croire, ce soir, toucher notre futur
Ou construire vers lui un quelconque viaduc
Quand huit siècles s’écroulent du haut de ses toitures
Entraînant avec elles les plans Viollet-Le-Duc ?

J’ai mal à tous mes arts, car si Paris est loin
Je l’entends abîmée par les fausses couleurs.
Écoutez dans la nuit : l’Arc et la Tour qui pleurent
Les couleurs orangées de sa dame au corps fin
Ses combles qui jadis logeaient Quasimodo
…Il y a à ses pieds tellement de badauds.

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princecranoir

Tu dis si bien ce qui s’est effondré hier, ce que le feu a mangé. Il s’agissait bien plus que les 93 m de la flèche qui pointait vers le ciel, bien plus que la forêt qui bruissait encore dans lextrados, c’est un morceau de pays qui est monté au ciel, retourné aux cendres.