Poème (#2018-27) : Je vis sur un planémo

En planémo comme en cent, je vis
En plein des mots comme encens, je vis
Et m’est avis qu’avides de devis vides de sens
L’ouvrier du papier rouvrira tous ses sens

Manant fainéant maniant, feignant
De balancer les portes contre les murs
Qu’il s’élance et en rapporte les brisures
De la farniente en dilettante, il est temps

Murhurlant comme il crichote, lui
Maître despote d’une encre hurlante qui luit
Entre de Chine, en sort le nez pâle
Encore dessinant, des sortes de pétales

Blanchi au black, payé en nature
Natures mortes et béton bien vivant
Il peint ponts et chaussées pour paver son futur
Et place « maréchaussée » dans son futur pavé

En planant comme un sot, je vis
J’agripaume de la main,
le lâcherprise du destin
Mu sur l’urne d’antimatière
Où, fou, je pavane tout fier
J’élis mon antipape
Qui prie son antimoine

Quelle conclusion cocasse
De ce texte de satrape
Mes propres règles passent à la trappe
Et j’attrape ce sale monde qui passe

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