Poème (18-16) : Langue morte ?

Serais-je un mot dans une langue étrangère ?
N’aurais-je de sens que tout son contraire ?
Serais-je la grammaire d’un idiome perdu ?
Ou bien cette lettre à la science éperdue ?

Suis-je, en fait, une langue morte ?
Ou le mystère d’un discret monolithe ?
Ce secret qu’une lointaine grotte abrite ?

Quand je crie, les pierres se gravent, mais elles s’effacent aussi.
Parce que mon souffle ajoute au vent qui en élime les bris.
Quoi que je dise, je n’ai d’audience que ces masses érodées.
On me croyait pourtant quand l’air en personne m’écoutait parler.
Érode ma voix, percée ma foi, suis-je le grec de ma propre existence ?

Mais non, j’hérite au contraire qu’elle soit forte.
Je suis la rune mystique, le signe zodiacal,
la graphie encaustique, les promesses d’une kabbale,
sbire de l’herméneutique et alphabet ancestral.
Je suis la découverte, requérant d’elle-même une si longue absence.

2 commentaires

  1. Oui, je pense moi aussi que les pétroglyphes revêtent une réelle valeur cabalistique et ne sont pas gravés dans la roche à titre ornemental !
    Bravo pour l’interprétation donnée des croyances anciennes, quoique le mystère demeure.

    Aimé par 2 personnes

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