Poème (18-13) Très rêves

Poème de rêve.

Au fait, pour une meilleure lecture de mes poèmes, ne prononcez pas les <e> caducs.


Ces rêves en qui nous, marcheurs de la nuit
Croyons voir des trêves, d’éternelles envies
Ces ondes concolores d’infinies aurores
On n’y sent pourtant faiblesse ni ennui

Simplement, de grâce, n’y noyez pas tant
Ce n’est sans raison que s’y perd le temps
C’est l’abri des las, pour qui se délasse
Mais on y trépasse, ou l’on s’y prélasse

Ne soyez celui qui ne pense qu’à n’être
Et soyez plutôt, que plus tard peut-être
Pour qui la jeunesse ne consiste qu’à naître

Assez vue la mort en faucheuse spectrale
Car elle change la vie, non en fantasme mal
Mais lui donnant fin, rend digne l’inégal

Le rêve existe, car, et non par hasard,
Il peut commencer, puis il peut finir
Adorons-les donc, ces éminences grises
Ces beaux émissaires d’enclaves insoumises
Laissons-les donc faire, nos cœurs assouvir
Accueillons-les donc, et qu’ils soient nos phares

Vers un vif brouillard, d’éoles bénévoles
Dans un grain nommé par d’antiques symboles
Pour à point nommé, nous tirer derrance
Beaux parleurs sincères, comme d’ailleurs l’essence
De discrets témoins d’une lueur imprégnante
Détenteurs timides de cette rime manquante

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