Poème (18-12) : Fleurs du bien

Le printemps est là, dit-on.


Contours songés sans qui je n’ai pied
Senteur fânée d’autant de genévriers
Instance tenace d’une ciguë de l’esprit
Violence loquace au jeu de laissé pris

Désir, comme celui d’avoir et garder
Partir, si la fleur de croire devait geler
En un automne frugal arrivé trop tôt hélas
Telle un arum final qu’empoisonnant m’égare

Oh ce fatum fatal qui fugacement m’efface
Aux infatués d’une existence éparse
Ma seule pensée est de couleurs inflorales
De tons improbables d’être sertis sur pétales

Ne me préservent qu’il me vienne, cela se puisse-t-il
Ce sort si téméraire d’un seul à seul pistil
Cette amour humaine qu’étalant dans l’encre
J’espère lunaire et spacieuse, et non ce chancre

Qui de nuits similaires tire mon heur morose
Que de nuits si binaires m’attirent en leur heure
Que l’ultime pousse de mes fleurs de l’horreur
Leur soit infidèle et veuille rimer en prose.

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