Poème (18-10) : Futile futur

Une petite prose. Vous ne trouvez pas que mars peut ressembler à l’automne ?

La prescience, je crois, est un peu comme la météo
Les connaissances, ma foi, nous disent s’il va faire beau

On le sait depuis longtemps, rien n’est sorcier qui soit futur
Une somme d’évènements, qui combinés lui donnent naissance
S’il nous est invisible, ce n’est pas tant qu’il est obscur
S’il est paisible, c’est que l’humain n’a aucune conscience

Les choses qui se passent sont par trop innombrables
Leurs conséquences trop incommensurables
L’encre sur ma feuille, l’air que je sifflote
Les feuilles qui s’ancrent, sous le cuir de mes bottes

Les idées elles-mêmes que je conçois en ces moments
Malignes et mineures, s’animent en maints mouvements
Elles ne sont pas rien, puisque ma chair les perçoit
Elle y réagit comme s’elles le touchaient du doigt

Le stylo parle en atomes, l’ordinateur en électrons
Mon poème passe par là, par les impondérables
Pour finir lu par vous, gratuit ? En aucune façon

Il vous prend du temps, vous fait réfléchir j’espère
Vos yeux suivent les lignes, votre cœur doit bien battre
Peut-être même sursaute-t-il à ces rimes manquantes ?
Ce battement raté vous a-t-il raccourci la vie ?
Me vaudra-t-il d’être par vous haï ?

J’ose considérer qu’en dédommagement, vous accepterez
Que j’aie changé le monde de ces lignes prosées

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