Les langues les plus faciles pour un francophone

D’un point de vue linguistique, la difficulté d’une langue dépend de notre langue maternelle. On peut donc déterminer les plus faciles pour un francophone.


Certaines langues sont objectivement plus difficiles que d’autres si l’on garde à l’esprit que le repère est un francophone ; la difficulté d’une langue ne peut être considérée qu’au regard de la langue maternelle de celui qui l’apprend.

Pour en savoir plus sur la façon dont je suis arrivé à ces résultats, je vous invite à voir ces autres articles : Comment mesurer la difficulté des langues et Propédeutique : ce que c’est, et en quoi c’est utile.

Le paramètre de distance lexicale m’est donné par l’image ci-dessus. Plus le nombre est bas, plus le vocabulaire de deux langues est similaire. Cliquez sur les images pour les agrandir.

Remarquez que les distances ne reflètent pas la difficulté intrinsèque des aspects d’une langue. C’est une comparaison du point de vue de la langue française, donc par définition relative.

La liste

1. L’italien (roman ; distance lexicale : 30)

Pas de doute, l’italien est la langue la plus facile pour un français. Nous avons en commun une immense partie du vocabulaire, la grammaire est quasiment la même et l’orthographe est beaucoup plus facile que la nôtre.

2. L’espagnol (roman ; distance lexicale : 41)

Sans grande surprise, le deuxième cousin le plus proche du français est aussi en bonne place. On s’en éloigne de manière assez sensible toutefois, parce que certains emplois peuvent diverger (prépositions, verbes pronominaux) et freiner la compréhension et l’expression. Les faux amis peuvent aussi être un peu plus gênants qu’en italien. Mais c’est une langue dont l’évolution n’a pas érodé les racines latines que l’on partage avec elle.

3. Le portugais (roman, distance lexicale : 39)

Le portugais et l’espagnol sont des cousins plus proches l’un de l’autre encore que le français et l’italien. Par conséquent, ils sont à peu près également faciles à aborder pour un francophone. Toutefois, le portugais le plus parlé dans le monde est le portugais brésilien, et de loin (200 millions de locuteurs contre 10 millions au Portugal). Or, c’est le portugais continental (le moins parlé) qui est le plus proche du français. Et puis un francophone est rarement mis en contact avec le monde lusophone. Cela peut constituer des écueils dans l’apprentissage.

4. L’anglais (germanique ; distance lexicale : 56)

L’anglais est plutôt facile, et ce pour deux raisons.

Première raison : l’anglais est la seconde langue germanique la plus simplifiée après le néerlandais du fait des contacts qu’elle a eus avec le vieux norrois aux VIIIème et IXème siècles puis avec le normand au XIème siècle. Entre autres échanges, ils ont tous deux conduit à une simplification réconciliatrice de la grammaire de l’une avec la grammaire des autres.

Deuxième raison : il faut garder à l’esprit que l’Angleterre partage une immense part de son histoire avec la France ; les échanges continus inaugurés par les invasions normandes en 1066 ont amené la langue anglaise à adopter beaucoup de mots continentaux. Par ailleurs, la francophilie bourgeoise européenne à la Renaissance a renforcé cette influence, et aussi celle du latin.

Il résulte de ces quelques lignes d’Histoire que 29% du vocabulaire anglais vient du français, et 29% autres pourcents du latin, ce qui signifie que plus de la moitié du vocabulaire anglais est potentiellement directement intelligible par un francophone. Ajoutez à cela la logique de la grammaire, et il n’y a plus que deux pièges : son orthographe étymologique piégeuse et difficile à mémoriser, et la complexité nouvelle née de l’exotisme relatif de la langue.

5. Le roumain (roman, distance lexicale : 55)

On reste dans une facilité d’apprentissage relative avec le roumain, qui est aussi une langue romane. Mais c’est une langue qui est en-dehors du continuum hispano-franco-italien, ce qui la rend plus compliquée à aborder, voire méconnaissable. On remarquera que le vocabulaire diffère de façon quasiment égale entre les relations français ↔ anglais et français ↔ roumain ; si l’on doit la première à l’emprunt par l’anglais de mots français, on doit la seconde au puisement du roumain dans les langues slaves surtout, mais aussi dans toutes les langues très diversifiées qui l’entourent. La parenté avec le latin aidera quand même dans l’apprentissage de cet idiome, malgré l’existence de quelques déclinaisons et de pluriels irréguliers notamment.

6. Le néerlandais (germanique, distance lexicale : 77)

On sort définitivement des langues romanes en passant au néerlandais. C’est la langue germanique la plus simplifiée si l’on prend comme point de départ le proto-germanique. En revanche, on entre dans un vocabulaire très peu apparenté au français et dans une grammaire un peu plus archaïque, ce qui signifie que la connaissance de la grammaire française va beaucoup moins aider que dans l’apprentissage de l’anglais par exemple. Ce serait plutôt la connaissance de l’allemand, cousin proche du néerlandais, qui ouvrirait une porte sur elle.

7. L’allemand (germanique, distance lexicale : 98)

Le français a beau avoir hérité d’une partie de la prononciation allemande, l’allemand a plus été influencé par le français que l’inverse. Et ce n’est pas pour rien si l’allemand est, selon l’imaginaire collectif, au cœur des langues germaniques. Berceau géographique de l’idiome et résidence de 16% des locuteurs de langues germaniques (54% si on enlève la plus basse estimation du nombre de locuteurs de l’anglais !), l’Allemagne a la deuxième langue germanique nationale la moins simplifiée après l’islandais. Elle a gardé un joli lot de déclinaisons, d’irrégularités, de pluriels différents etc., et son vocabulaire s’est très peu romanisé comparé à l’anglais. Toutefois, elle reste une langue raisonnablement proche du français dans son fonctionnement global.

8. Le grec (moderne) (hellénique, distance lexicale : 78)

Surpris(e) de voir le grec dans le top ~10 des langues les plus faciles pour un francophone ? Pourtant, le grec est intimement lié aux langues romanes. Une énorme partie du vocabulaire français est hérité du grec (jusqu’à 25% de façon directe ou indirecte – via le latin par exemple), et c’est un atout gigantesque de l’apprentissage de cette langue car ce vocabulaire touche facilement aux bases de la grammaire, au point que certaines phrases sonnent espagnoles par moments et sont facilement compréhensibles avec peu de connaissances. De plus, les mots sont très faciles à séparer à l’oral. Par contre, c’est aussi une langue très archaïque, qui a remarquablement peu changé en trois mille ans. Elle a conservé des déclinaisons selon différentes classes (vous comprendrez « première déclinaison », « deuxième déclinaison » etc. si vous avez fait du latin ou du grec ancien) et cela peut représenter quelques difficultés quoique les conjugaisons nous seront par exemple très familières.

9. Les langues scandinaves (germaniques)

Oui, je fais un « pack ». Les langues scandinaves sont intimement liées les unes aux autres, surtout le norvégien et le suédois, et à l’exception de l’islandais. Si je les groupe, c’est aussi parce que leur difficulté commune pour un francophone est quasiment la même. Je les liste ci-dessous pour les précisions. Par contre, ce que les données ne reflètent pas, c’est que l’islandais fait exception car c’est la langue germanique la plus archaïque de toutes, et pour cette raison, elle a subi très peu de simplifications ; sa grammaire est réputée pour être encore très complexe.

On entre également dans le monde du vocabulaire germanique dans sa plus pure acception, et dans celui des déclinaisons selon un modèle toutefois largement plus simple qu’en allemand.

  • Suédois : distance lexicale : 161 ;
  • norvégien : distance lexicale : 147 ;
  • danois ; distance lexicale : 147 ;
  • islandais : distance lexicale : 140 (difficile !).

Conclusion

Gardez à l’esprit la relativité qui sert de ciment à ces conceptions. La langue la plus facile pour un anglophone ou un germanophone serait le néerlandais, tandis que pour un hispanophone, ce serait le portugais. Vous pouvez aussi lire mon article Les langues les plus difficiles pour un francophone pour découvrir pourquoi une telle liste est difficile à dresser.

En tout cas, j’espère que mon article vous aura été utile. Merci de votre lecture, et n’hésitez pas à commenter ou juste liker ; un seul clic pour me donner l’impression d’être utile, ça vaut le coup, non ?

Sources


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25 réponses

  1. J’ai fait des études de linguistique, en me concentrant surtout sur l’anglais. J’ai aussi étudié l’espagnol pendant pas mal d’années, et l’allemand pendant quelques mois. Pour m’amuser, j’ai travaillé l’italien, le portugais, le tchèque, et l’islandais. Bref, tout ça pour dire que, en tant que francophone qui a déjà travaillé une partie des langues que tu présentes, je peux me permettre d’être d’accord avec ton classement.

    Je pense que l’ordre pourrait différer si tu incluais d’autres facteurs : parce qu’apprendre une langue, c’est aussi s’immerger dans celle-ci. Ainsi, avec un facteur de type « présence de la langue dans le monde francophone », l’anglais prendrait peut-être la première place. Tu vois ce que je veux dire ?

    Super article en tout cas !

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    • C’est génial d’avoir un retour positif par un spécialiste en la matière !

      Pour le facteur de l’omniprésence, je suis d’accord qu’il peut importer de manière relative (il joue d’ailleurs dans le si mauvais classement du portugais), mais il n’agira pas sur la difficulté intrinsèque (absolue) de la langue. Et, en tant que passionné de langues, je ne voulais pas mettre l’absolu de côté, ç’aurait été bidon.

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      • Je te comprends. Je me suis spécialisé en socio-phonologie, donc le côté social m’intéresse énormément. Et puis, en tant que prof, je me rends compte du nombre de facteurs extérieurs qui influencent les apprentissages.
        Je pense toutefois que tu as raison de ne considérer que la difficultés absolue des langues, ton article étant à visée générale.

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  2. Encore une fois, j’apprends beaucoup sur ce blog. Alors si cela peut te rassurer, bien sûr que si, ton travail est très utile ! Pour ma part, je ne suis pas très forte en langue. Mais j’ai toujours aimé étudier l’espagnol.
    J’ai récemment pu perfectionner cette langue en rencontrant mon copain qui est de Seville.
    Je lutte depuis des années avec l’anglais qui m’a toujours paru compliqué car, en plus de toutes tes sources, je pense qu’une des principales difficultés dans l’apprentissage des langues par des français, est l’enseignement. Les outils et les personnes aptes à nous les enseigner ont été quelque peu « défaillant » pour ma part, surtout avec l’anglais.
    Par ailleurs, étant en ce moment en voyage, je traverse une bonne partie des côtes italiennes. Afin de me familiariser avec la langue, j’ai rapidement appris quelques mots de vocabulaire et le fonctionnement de l’italien. Tu as raison, cette langue est très accessible pour un français. Elle demande du travail mais je crois qu’en effet, un italien et un français parlant lentement et simplement peuvent se comprendre. Je discute souvent en espagnol avec une italienne. Nous rigolons souvent de la proximité de nos vocabulaires respectifs.
    Merci pour cet article très intéressant.
    Milie

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  3. Un très bon article de ta part, Ivan 😉 ayant fait des études dans le domaine, je suis entièrement d’accord. J’ajouterais que la «facilité» ou non à apprendre une langue dépend également de ce qu’on souhaite en faire. Celui qui souhaite très bien maîtriser la langue de Cervantès, au point de lire de la littérature classique et d’en faire une dissertation par exemple, se rendra compte qu’elle comporte des difficultés demandant une certaine rigueur: on tombe rapidement sur des tas de mots n’ayant aucun cognat en français, empruntés à l’arabe ou bien à l’ibère, on doit se faire aux expressions et autres locutions figées, on tombe sur des règles grammaticales inexistantes ou obsolètes en français (les structures du type «seguir» + participe présent, la formation d’une hypothétique à l’aide du fameux imparfait du subjonctif !)… C’est aussi une question de registre: un hispanophone qui traite essentiellement un langage de spécialité juridique ou médical, trouvera certainement ça plus dur qu’un anglophone au même niveau mais qui reste dans un registre de langue banal.

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  4. Hyper-intéressant ! Ma fille qui a fait des études d’allemand (et qui parle aussi l’anglais) sera ravie d’apprendre qu’elle a appris une langue plutôt difficile. 🙂
    Mon côté un peu paresseux m’invite à me mettre au plus vite à l’italien. Tiens, je vais commencer par e commander une pizza pour me mettre dans le bain. 😉

    Merci

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  5. Bravo pour cet article, qui me semble très pertinent et cohérent avec ma propre expérience.
    J’aimerais savoir (si tu as des connaissances en la matière) comment tu classerais des langues non indo-européenes dans cette liste, comme l’arabe, le mandarin, le coréen ou le japonais. Est-ce qu’elles sont toutes forcément plus difficiles que les langues de cette liste du fait de la distance lexicale? Il me semble que le japonais et le mandarin sont hors catégorie à cause de la difficulté d’apprendre les signes chinois mais qu’en est-il pour le coréen et l’arabe?

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    • Je ne suis pas très au fait du fonctionnement de ces langues, mais il existe un principe de base que je peux te citer : « moins une langue est comparable à sa langue maternelle, plus elle est compliquée ». Donc, en théorie, toute langue non indo-européenne est plus difficile pour un francophone qu’une langue indo-européenne.

      Je te conseille de suivre mon blog dans les prochains jours car je suis en train d’écrire un article sur les langues les plus difficiles… malgré ma décision initiale de ne pas le faire. Je pense le publier jeudi et je suis sûr que ça répondra mieux à tes questions que cette réponse ! J’y expliquerai notamment pourquoi une telle liste est difficile – sinon impossible – à dresser.

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      • D’accord, j’ai hâte de lire ce nouvel article. Je posais cette question parce que je pensais qu’une langue au lexique totalement différent du français mais avec une syntaxe (ou une grammaire, je ne suis pas sûr de connaître la différence) très simple pouvait être plus facile à apprendre qu’une langue ayant une proximité lexicale mais à la syntaxe ardue (comme l’Allemand). Mais j’ai compris que tu n’es pas de cette avis.

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      • Je dirais que la grammaire est toujours plus complexe ; après tout, même les formes d’un nom sont de la grammaire. Le vocabulaire, c’est une liste de mots, il y en a forcément beaucoup et ils sont généralement aussi difficiles à retenir quelle que soit la langue… Sauf dans des cas que je peux citer de ma propre expérience où certaines langues donnent des mots qui semblent se prêter à la mnémotechnie (grec) quand c’est l’inverse pour d’autres (russe, turc). Mais là comme partout, c’est impossible à mesurer et ça dépend beaucoup des personnes.

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  6. Bonjour article, très intéressant. Moi qui parle italien, j’ai dû l’apprendre pour raison professionnelle en quelques semaines (et je l’adore), j’avais beaucoup entendu, notamment au niveau professorale que la langue la plus facile pour un francophone serait l’espagnol. Or, effectivement ma pratique et ma connaissance de l’italien me laissait dubitatif (J’ai même du mal à considérer cette langue comme étrangère, puisque la première langue étrangère à laquelle j’ai été confrontée, que j’ai apprise et dans laquelle je me débrouille est l’allemand).

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    • Oui, on a parfois l’impression que les langues romanes ne forment qu’une seule et même langue ! On arrive à apprécier pourquoi la frontière entre dialecte et langue est si fine et controversée.

      Merci pour ton retour !

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  7. Je suis en licence d’anglais et j’adore apprendre les langues, cet article m’a donc particulièrement intéressée ! Je parle un peu espagnol et russe, et effectivement, je suis d’accord avec tes analyses. Sujet sympa et inhabituel en tout cas 🙂

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  8. Pour avoir étudié 10 langues environ et en écouter 40 , je trouve ça dommage de ne pas mentionner les langues slaves !
    Personnellement, il m’est plus facile d’apprendre le slovaque ou le russe , polonais. .. que l’italien !
    Peut être que la proximité entre le français et l’italien est trop importante. Je cherche sûrement difficile.
    L’espagnol et le portugais sont selon moi beaucoup plus simple que l’italien.
    Et pour avoir étudier les langues scandinaves. Le suédois n’est pas difficile.
    Et pour être en Allemagne, l’allemand n’ est finalement pas si complexe.

    Mais évidemment ça dépend de chacun, de l’expérience et surtout de l’envie !

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  9. Ton article est intéressant, mais je juge que le classement que tu as fait n’est pas assez clair. Bien que l’anglais est la langue chouchoutée par la majorité des locuteurs mondiaux, je ne saurais dire que lapprentissage de l’anglais est plus aisé que celui du portugais. Les 3 langues les plus proches du français sont bien en 1er lieu l’italien, en second lieu l’espagnol et en 3ème lieu c’est sans doute le portugais. Bien qu’il soit divisé entre 2 mondes, le monde occidental et oriental. Le portugais est tiré de l’espagnol, Si on tient compte du portugais brésilien, on peut relater qu’il s’agit d’un déguisement de l’espagnol parlé en Amérique latine. Ensuite dans ton classement je vois que tu mentionnes  »le portugais continental », les francophones du reste du monde sont mis de côté. J’ai la certitude que tu parles seulement des francophones de l’Europe, je peux même aller plus loin, ceux de la France tout court.

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    • Il est vrai que j’ai implicitement pris en compte le facteur de l’immersion spontanée, qui est faite automatiquement avec l’anglais puisqu’il est tout autour de la société occidentale. Il y a forcément une part de subjectivité là-dedans, et il est possible que j’aie surestimé l’aide que cela peut apporter à un apprenant, quoiqu’elle fût énorme chez moi.

      Considérons aussi que la difficulté de chacune de ces langues (anglais, espagnol, portugais) est proche à mon idée – ce que j’avais bien pauvrement exprimé puisque le qualificatif de la difficulté de chacune était différent dans mon article (ce que j’ai corrigé).

      Effectivement, j’ai exclu le français non métropolitain pour deux raisons. Premièrement, les rapports que j’ai établis valent aussi bien pour un locuteur natif français que québécois, et je doute qu’un natif de nationalité différente ait des raisons de ne vraiment pas se reconnaître dans mon article (en tout cas des raisons qui ne soient pas strictement culturelles ou géographiques : l’immersion naturelle des Québécois dans l’anglais est supérieure à celle que reçoit un Français par exemple). Deuxièmement (quoique c’est dans la continuité du premier point), le français canadien est moins éloigné du français métropolitain que le portugais brésilien du portugais continental. En tout cas de mon point de vue : je vois à ton nom que tu as bien des choses à m’apprendre sur le portugais !

      Il est vrai qu’il est un peu paradoxal que l’espagnol et le portugais soient séparés par l’anglais dans mon classement, Les trois sont vraiment proches, et je peux faire une inversion si tu estimes qu’il est caricatural de les avoir rangés dans cet ordre ; je ne me trahirais pas.

      Dans tous les cas, ton retour est super ! C’est ce genre de commentaires qui me donne vraiment de quoi proposer du contenu meilleur de jour en jour, et qui me motive le plus. Obrigado!

      J'aime

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