Poème (18-4) : Audace paperasse

Martyre comme d’un navire un rat
Partir comme d’un nadir ingrat
Quitter ses pairs, c’est trouver sa voix
Oser l’impensable, l’assumer en l’état

On dit convention, je dis de coiffer le sens au poteau
Que puisse son pouvoir pourrir et faire aux sots potence
Que les audacieux ne souffrent plus nulle impotence

Damons le pions à ces messieurs de l’Académie
Jouons ceux qui vaincront le souverain de leurs futils soucis
Descriptivons, frondons dans l’arène la vile veine de leurs inutiles a prioris

Osons chasser au-delà de l’horizon les antipodes graciés
Allons louer les lontitudes languissantes des moteurs libres
Où la mécanique stylistique n’obéit qu’aux codes sacrés
D’une essence, non plus au cœur mais à l’âme des scribes

Je rêve de voyages mais mes destinations ne sont pas à portée d’avion
Je rêve davantage que de Londres d’une perfide Albion
Que de l’Écosse d’une humide Alba
Je rêve de tout ce qui n’est pas
Et que je ne trouverai ici-bas.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s