Hebdo – semaine 18, 2017

Le lundi, j’ai foui…

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 Raja

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Comment déverser de l’eau de rose dans la misère marocaine avec un objectif purement poétique. Tout va très bien dans ce sens, aucun problème là-dedans. Et le film joue plutôt bien sur les difficultés qu’il y a à communiquer entre le Français et les Marocains, même si les monologues incessants du premier le font un peu passer pour un extraverti malsain qui ne se formalise pas de se faire couper la parole à tous bouts de champ (car c’est tourné ainsi). On ne peut juger de la personnalité des gens car car l’histoire porte sur l’ambiguïté des sentiments malmenés par un intérêt omniprésent, mais il faut malheureusement trop de temps pour s’habituer au jeu contrasté des acteurs : le Français est bizarre, médiocre, et les Marocains très bons. Pas clair et trop difficile à apprécier.


Le mardi, j’ai foui…

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 Je m'appelle Elisabeth

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Pour ce film, le réalisateur a su restituer une beauté toute littéraire qu’on ne croirait pouvoir naître, justement, que dans un livre. Elle est en chaque chose, en chaque détail soigné. Et puis l’histoire ne s’abandonne presque pas au drame pur et simple, sacrifiant les endroits où cela aurait été justifié à une dimension plus rêveuse et enfantine. Un casting court mais solide nous guide sur un rythme étudié, plutôt lent mais d’une manière absolument le contraire d’ennuyeuse.


Le mercredi, j’ai foui…

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 L'Avocat

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Un drame équilibré très linéaire, à éviter les jours de déprime. Magimel s’y place comme figure de proue parfaite d’un barreau fictif et réaliste, un peu froid et distant rapport aux situations invivables qui vont se succéder pour lui mais parfait dans son rôle d’avocat. Il est démontré dans cette oeuvre qu’il n’y a pas plus de justice dans les tribunaux qu’avec la complicité étrange, ambiguë et malsaine qui s’installe entre les membres d’un milieu mafieux, et à quel point l’action véritable en justice tient à l’amoralité apparente. Mais il n’y a pas lieu de parler de happy end ou de ugly end, aussi regrettera-t-on que les premières images anticipent la fin sans raison.


Le jeudi, j’ai foui…

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Le vendredi, j’ai foui…

 Sans Identité

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Premiers deux tiers du film : Liam Neeson devait vraiment se sentir bien dans son rôle d’accidenté confus qui vient de perdre sa vie au sens figuré. En plus, les rebondissements conservent bien l’esprit d’ensemble. Dernier tiers du film : ah, finalement la seule scène d’action jusqu’ici en laissait présager d’autres. Drôle de dosage : trop peu pour assouvir ceux qui sont venus pour ça et déjà trop pour ceux qui se satisfaisaient au contraire de l’aspect psychologique. Et puis, l’ultime rebondissement finit par faire craquer le vernis : ce n’est rien d’autre qu’un thriller très américain avec une intrigue très premier degré, l’astuce consistant à faire en sorte que le spectateur ne s’en rende pas tout de suite compte. En plus, ils auraient pu éviter de consolider la suspension consentie de l’incrédulité à grands coups de sirènes de police, parce qu’on voit bien qu’ils n’en ont rien à faire que la moitié de la ville soit détruite.


Le samedi, j’ai foui…



Le dimanche, j’ai foui…

 Biutiful

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De longues scènes qui prennent leur temps. Quoi d’autre pourrait de toute manière offrir un drame de deux heures et demi ? Autant se préparer à une exploration approfondie du malheur et de la misère dans un cadre universalisé, ce qui suspend notre incrédulité de spectateur comme si le réalisateur avait réussi à faire fonctionner l’aberrante recette 100% de fiction plus 100% de drame réaliste. Les longues séquences n’effraient pas le régisseur, pas plus qu’elles ne l’empêchent de glisser plein d’informations par le biais d’une délicate suggestion ou de gestes fugaces. Une oeuvre térébrante qu’il vaut tout de même mieux aborder l’esprit léger.

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