Hebdo – semaine 12, 2017

Le lundi, j’ai foui…

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 Mélodie en sous-sol

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Jean Gabin – On aura peut-être du mal à rentrer dans ce long film de 118 minutes où les relations initiales entre les personnages sont parfois marquées de changements d’avis un peu étranges. Mais la lenteur devient ensuite l’outil qui révèle ce que l’oeuvre est vraiment : un précurseur de ces films d’aujourd’hui, généralement américains, mettant en scène avec force budget un processus criminel compliqué. Avec moins de prétention, un fascinant Ocean’s Eleven bien avant l’heure.


Le mardi, j’ai foui…

 Bienvenue au Paradis

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Alan Parker – Pour la deuxième fois consécutive, Parker faillit à donner une âme véritable à son oeuvre. Un carburant dont cette odyssée magnifique aurait bien besoin pour prétendre au rang de chef-d’oeuvre. Mais le pire semble passé avec Mississippi burning ; il serait très exagéré de dire que ce film n’a pas de souffle véritable, et carrément faux de dire qu’il ressemble à un épisode de série télé. Sa plus grande excuse restant quand même l’exploit d’avoir inséré une intrigue romantique et familiale débordante d’arguments sentimentaux dans un arrière-plan historique. Le réalisme, on le laisse à l’histoire au sens plus global ; la lumière est faite sur un épisode méconnu de la guerre qui n’est pas pour alimenter la gloire américaine : l’internement des Nippo-Américains à partir de 1942.


Le mercredi, j’ai foui…

 Arthur et la Revanche de Maltazard

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Luc Besson – Ah, nous revoilà plongés dans le joli univers de Besson qui défie le spectateur de qualifier encore l’animation d’un genre enfantin et bêtement rapide. D’autres créations comme l’emblématique Numéro 9 auront déjà donné tort à ce spectateur, mais lui le prouve à sa manière bien particulière. Parce que cette fois, c’est clair : il joue sur le rythme exprès pour faire monter le contraste animation / filmé et ça marche ! Malheureusement, on sent venir le revers de la médaille de cet opus au bout d’une demi-heure, le tiers du film, alors que l’histoire a à peine avancé. On s’attarde sur de longs passages pas très utiles. C’est agréable de prendre son temps car le décor est la Nature (dénaturalisée, mais la Nature quand même), et on en apprécie encore plus le rythme décalé… Mais tout le film n’est qu’une pâle transition vers un troisième film prometteur. On ne soupire pas d’ennui devant la Revanche de Maltazard, mais il ne faudrait pas qu’on ait retenu son souffle pour rien car voilà tous les espoirs déplacés sur La Guerre des Deux Mondes.


Le jeudi, j’ai foui…

 Cinema Paradiso

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Film en langue italienne – Un film si beau que les péripéties initiales le font passer, par trop-plein de richesse, pour un mélange raté de réalité historique et d’interprétation décalée des campagnes italiennes. Les enfants jurent et fument, chapeautés par une population adulte aux excès marqués où tout le monde est représenté, de l’ « idiot du village » à un prêtre ultra-traditionnaliste, en passant par le gentil projectionniste et les mères débordées, entre beaucoup d’autres. C’est un départ dépaysant mais en fait pas un ratage ; juste une bouillonnante amorce du propos général truffé de références, de passages cocasses et d’émotions, dont le déroulement n’obéit pas forcément aux critères du genre ; c’est pourtant une oeuvre italiennissime !


Le vendredi, j’ai foui…

Guerre et paix

Une partie vue seulement ! La critique viendra dans le prochain hebdo.


Le samedi, j’ai foui…

 Minority Report

Le dimanche, j’ai foui…

 Alps

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Film en langue grecque – Comment parler d’un film dont le but sans profondeur est de plonger le spectateur dans la confusion ? La griffe de Lanthimos est reconnaissable, ce qui prouve qu’il a un certain univers en tête et sait le mettre en image. Mais quant à sa penchant à ne jamais expliquer clairement l’intrigue et à laisser le spectateur se débrouiller avec ce qu’il a, ça dépasse le trait de caractère. Certes, c’est très bien joué, mais ce qu’il y a aussi de limite supportable, c’est la lenteur…

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