Hebdo – semaine 9, 2017

Le lundi, j’ai foui…

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Le mardi, j’ai foui…

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Le mercredi, j’ai foui…

 La Moustache

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On peut partir déraisonnablement perdant quand on entend parler d’un film dont le réalisateur adopte un de ses propres romans, surtout quand il a jeté son dévolu sur la molesse de Vincent Lindon. Pourtant, c’est aussi un des rôles les plus convaincants d’Emmanuelle Devos et tous deux y forment un couple idéal que viennent troubler une chose à ne surtout pas spoiler. Il est parfois difficile de ne pas décrocher du rythme qui lancine à la lisière de l’inactivité, mais c’est une histoire qui renouvelle le genre du drame en lui donnant mine de rien des airs spectaculaires et qui va vraiment tourner à Hong Kong des scènes muettes et pourtant tellement parlantes… Chacun y verra son film ; les options sont diverses et diversement réparties, et la déception ne peut venir que de la décision de n’en choisir aucune.


Le jeudi, j’ai foui…

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 El Lobo

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Pourquoi faut-il que les films historiques aient tous cette saveur d’inaccompli, cette impression d’une machinerie presque malsaine dont les rouages grincent derrière l’écran ? Cette oeuvre-ci ne s’est en plus pas donné l’option d’une échappatoire plus créatrice, et on a du coup l’impression que les performances toutes particulières d’Eduardo Noriega et de Patrick Bruel sont noyées dans cet ensemble avec pour seule cible sa finalité historique. C’est au final tout ce qu’il en reste : l’intérêt par exemple qu’il y a à apprendre l’utilité du terrorisme pour les régions dont le peuple souffre pourtant.


Le vendredi, j’ai foui…

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 L'Enfant au violon

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Ce film joue sur son propre cours monétaire, où 1 yuan égale 1 sentiment. En effet, on parle beaucoup d’argent, et pourtant il n’y a pas une place comparable à celle qu’il pourrait avoir dans un film européen. D’une façon tout à fait remarquable, le réalisateur permet à n’importe quel spectateur de voir le rôle pur et prépondérant de l’argent tel qu’il est en vrai, ou tout du moins pour ses personnages. Hyper convaincant donc. Ils sont tous de personnalités diverses et marquées, et on peut difficilement s’ennuyer à les contempler tous. 


Le samedi, j’ai foui…

 Maestro

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Quel avantage facile un film peut avoir quand il raconte un tournage dans le tournage ! Car sans efforts particuliers, il est permis à l’oeuvre de donner un angle de vue modeste sur sa propre condition tout en rappelant au spectateur que les ennuis qu’il voit au tournage imbriqué peuvent avoir été réels. Chose fort heureuse aussi, il ne verse pas dans l’abus habituel des productions hexagonales qui montrent un penchant trop marqué pour le drame, ou la comédie, ou le film historique. Cette création est inspirée d’une histoire vraie à laquelle elle rend simplement hommage, et cet accroc dans sa matière primordiale est cristallisé par le jeu mal équilibré de Pio Marmaï qui est néanmoins aussi méritant que les autres dans sa gestion personelle du film imbriqué. Lonsdale est parfait et, comme laissé supposé ci-avant, son rôle incroyablement bien dosé.


Le dimanche, j’ai foui…

 Canine

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Film en langue grecque – Voir Canine, c’est plonger dans une exploration des plus matérialistes de l’étrange. C’est aussi donner un antagoniste à Captain Fantastic. En soi, une interprétation fascinante des aspects les plus tordus de l’esprit humain appliqués à l’éducation. Il est dommage qu’autour de ce coeur délicieusement malsain de comportements déplacés se tisse une apologie démesurée du sexe sans contrepoids par la prise de conscience par les personnages que quelque chose ne tourne pas rond dans leur vie. Et puis, quand bien même les parents ont une vision bien à eux de ce qu’est l’éducation idéale, rien n’en vient justifier les débordements immodérés.

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