Hebdo – semaine 46, 2016

Le lundi, j’ai foui…

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 En cas de malheur

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Jean Gabin – Un autre spécimen de Gabin classique où le sens émerge des grands sentiments et traits de caractères – amour, tolérance, candeur. Dans le candide, Brigitte Bardot comme à son habitude va trop loin, mais de sa crédibilité dans un rôle de, euh…femme facile jaillit tout l’intérêt de l’intrigue.


Le mardi, j’ai foui…

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 Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

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Tim Burton – Ce film a pour lui une maîtrise implacable des parallèles, dont la prise de conscience ne peut résulter que d’une analyse à la fois superficielle et scénaristique. On ne parle pas d’une multitude de liens qu’il est intéressant de faire au terme, souvent, de nombreux visionnages, comme les affectionne Arronofsky. Ici, il s’agit d’énormes cordes pareilles à des tropiques, bien en vue et par conséquent…bien cachés.

La première piste à suivre et celle de la reconstitution : le vieux Londres, sombre, sale, brouillasseux et interlope, tel le cliché, est adapté de tous les points de vue : graphique avant tout, avec les lieux, les décors et les costumes dont Burton est friand, mais aussi de par l’accent Cockney très bien reproduit par Helena Bonham Carter.

A cette prose visuelle vient s’opposer l’ambiance, hantée par la grandiloquence d’une horreur parfois malsaine (car il est évident qu’il faut s’accrocher pour coller à l’atmosphère, et illusoire de s’y sentir à l’aise). Et c’est au cœur de ce déchaînement créatif qu’intervient le deuxième parallèle, le plus évident : la façon dont la musique accompagne nonchalamment l’image alors que les deux peuvent, à certains moments, appartenir à des registres totalement opposés.

Le troisième parallèle porte sur la fin (attention spoiler) : tandis qu’au premier degré, elle va strictement dans le sens très louche du flux scénaristique, elle cache un happy end discret et inattendu quant au jeune couple qui trouve une porte de sortie dans les abjections ambiantes.

Quand Tim Burton s’improvise comme un « Jack Demy » moderne avec le casting de Harry Potter, la qualité musicale est discutable et le style tranchant, mais le tout peut plaire tant la dimension artistique est magnifiquement négligente de ce qu’elle dépeint.


Le mercredi, j’ai foui…

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 King Kong [1933]

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King Kong – Il n’y a plus grande place pour la critique quand un film comme celui-ci utilise des effets spéciaux tels qu’on en verra plus avant quarante ans. On ne peut guère plus dire objectivement que deux choses : les combats prennent trop de place dans l’intrigue (et encore, si ça justifie un peu plus de ces étonnants effets visuels !) et deux mots reviennent un peu trop souvent dans les dialogues : « aargh » et « groaar ». Curieusement, son avance technologique, qui se ressent aussi dans le propos, ne l’a pas empêché de très mal vieillir et c’est devenu une oeuvre très soporifique ; attention donc aux critiques largement positives qui n’en font pas cas.


Le jeudi, j’ai foui…

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 Arcana

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Film en langue italienne – Pour faire la critique d’un film, encore faut-il qu’il ait une base artistique et soit porteur de sens. Mais, le sens – on en est prévenu à l’introduction de façon textuelle, donc pas de spoiler ici -, il n’y en aura pas, car ni le début ni la fin ne seront crédibles. B-i-e-n. Autant ajouter : le milieu non plus. Quant à l’art…quand il s’agit de multiplier les gros plans stupides et d’entasser des corps gémissants, il n’y en a pas beaucoup. On peut toujours inventer soi-même le sens de l’oeuvre (c’est le but de l’art brut, après tout) mais le thème de la folie interprété de manière à faire passer le spectateur pour fou donne rarement de bons résultats dans ce sens.


Le vendredi, j’ai foui…

revu

Star Trek

 

Le samedi, j’ai foui…

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 Interstella 5555

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Film musical – Le résumé n’est pas accrocheur : cet anime musical et muet raconte l’histoire interstellaire d’un groupe de musique extraterrestre kidnappé par un mégalomane terrien. L’intrigue fait bien penser aux complots énormes et extravagants que les Nippons aiment mettre en image. Pourtant, si discutable l’animation soit-elle, et bien que le rythme d’images soit nettement trop élevé, on peut beaucoup parler positivement du reste : et d’un, l’originalité est indéniable, avec un hommage discret peut-être à Fantasia mais surtout au clip de la chanson d’Eiffel 65 « Blue« . Et de deux, l’explicité de l’image, qu’aucune parole ne vient éclairer, est tout à fait fascinante, et a sûrement fait l’objet de longues réflexions. Et de trois, le paradoxe est magnifique entre la bande-son cent pour cent Daft Punk et l’action du film, qui ne sont jamais en adéquation, alors que ce n’est pas gênant pour un sou. Quelquefois, la musique en plastique suggère même un autre genre musical, puisque le single One More Time est joué à l’écran…par de vrais instruments. Bref, si on passe l’éponge sur la fainéantise dans l’animation et le choix musical, c’est éminemment distrayant.


Le dimanche, j’ai foui…

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 Paysage dans le brouillard

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Film en langue grecque – Angelopoulos ne cesse d’étonner par la qualité de ses plans sans fin et par la délicatesse quasi-poétique de son propos. Hélas, pas de différence dans la forme : il est toujours adepte d’un degré d’implicité tel qu’on n’a plus que les images pour faire passer le temps en attendant l’explication. Et pourtant, on croirait de chacune d’entre elles que c’est un tableau. Mais la perte de temps qu’occasionne le film ne justifie pas leur visionnage.

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