Hebdo – semaine 39, 2016

Le lundi, j’ai foui…

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 Razzia sur la chnouf

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Jean Gabin – En introduction, un petit texte qui prévient que le thème, fidèle au titre, sera traité crûment, sans contrefaçon du vrai milieu de la « blanche » qui évoluait à l’époque en parallèle du monde des bonnes mœurs. Mais en écho à cette mise en garde, pas grand-chose à se mettre sous la dent : un simple aspect un peu plus inattendu que dans l’ordinaire de ces vieux films d’action français. En revanche, l’oeuvre cache bien son jeu en ce qui concerne le grand secret de l’intrigue.


Le mardi, j’ai foui…

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 Beetlejuice

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Tim Burton – Oui, c’est du Tim Burton, mené par une musique de Danny Elfman plus à-propos que jamais…mais il manque quelque chose, comme s’il s’agissait d’une oeuvre bâclée par la prise de conscience qu’on serait loin de la perfection au final.

Ainsi que le reflètent certains critiques professionnels, c’est une comédie grinçante étrange mais bien faite où les acteurs, à l’évidence, s’amusent. Mais ni l’amusement (l’anglicisme « fun » est d’ailleurs plus approprié) ni l’aspect horrifique, ni encore celui du bizarre ne sont poussés à leur maximum et la rapidité de l’action renforce un sentiment d’inaccompli déjà fort.

Bien sûr, tous ces détails (maquillage, scénario, décors) sont suffisamment soignés pour faire de Beetlejuice une comédie qui ne ressemble à rien d’autre et qui distrait, mais c’est fatigant de voir un scénario se précipiter de cette façon sur sa conclusion, et les scènes pénibles de Michael Keaton ne sont pas pour porter Burton au sommet du succès qu’il mérite.


Le mercredi, j’ai foui…

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 The Mist

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Film tiré d’une oeuvre de Stephen King – Frank Darabont nous propose ici une oeuvre qu’on peut difficilement qualifier de quoi que ce soit, car chaque genre auquel elle pourrait appartenir est renié par une scène ou un détail contraire. Film de SF ? Certes, mais tout le monde ne s’accordera pas à lui donner ce qualificatif, car un tel film ne perd généralement pas son temps à examiner avec tant de minutie la psychologie des personnages – ce qui dans le cas de The Mist accentue le ressenti angoissant vis-à-vis de la fragilité de la mentalité humaine, donc très bien. Même chose pour la catégorie « film d’horreur », car ce genre de créations se focalise plutôt sur l’appétit de sang et de peur des spectateurs qui en sont friands, et l’oeuvre est en réalité, simplement, horrifique ; très loin du comique, mais pas bêtement effrayante non plus.

Quand au drame pur et simple, non : pas avec cette disharmonie magnifique dans les interactions du monde connu avec une dimension extraterrestre, peuplée de créatures au dessin majestueux et parlant, surtout alors que tout ce qui se rapporte à l’humanité, réconfortante comme antagoniste à la malveillance angoissante de la Brume, est corrompue par la folie religieuse pour l’interprétation de laquelle Marcia Gay Harden mérite amplement le Saturn Award qu’elle a reçu. Que tous les acteurs méritent, d’ailleurs, tant ils jouent bien.

Une dernière chose difficile à établir : l’aspect « tous publics » ; l’histoire est loin d’être insoutenable en soi, mais la fin – qui n’est d’ailleurs pas celle de la nouvelle dont le film est tiré – est tout simplement abominable, et possède une symbolique à laquelle on fait bien de réfléchir à deux fois : tandis que le protagoniste fait preuve d’un altruisme inhumain (l’oxymore est volontaire) qui lui coûte une abnégation inimaginable, l’ironie du sort veut qu’en tant que survivant, ce soit lui qui se sacrifie, puisqu’un concours de circonstances malheureux (autre figure de style : l’euphémisme) couronne son courage des lauriers d’un échec inconcevable de frustration.


Le jeudi, j’ai foui…

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 ACAB : All Cops Are Bastards

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Film en langue italienne – Ce film se voulait édifiant au sujet des CRS, ces personnes chargées du respect de la loi qui doivent parfois exercer leurs fonctions par la force, et ce à la haine générale. Et autant la musique de qualité (The Pixies pour une musique de film, oui, ça existe !) que la très bonne réalisation témoignent qu’on n’a pas lésiné sur les moyens de parvenir à ce résultat. Mais l’oeuvre plonge pourtant le spectateur dans la perplexité, car les CRS sont clairement présentés comme des brutes dans leur quotidien. Pour qui cherche une morale, voilà un sacré casse-tête. Un paradoxe agréable vient cependant contrebalancer cela : c’est le plus jeune du groupe, présenté comme niais et violent, qui rechigne à adhérer à la fraternité bornée et quasi-sectaire dans laquelle les gardiens de l’ordre se réfugient.


Le vendredi, j’ai foui…

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 Le Danseur du dessus

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Film musical – On ne présente plus les vieilles comédies musicales américaines réunissant Fred Astaire et Ginger Rogers…elles allient toujours un scénario très alambiqué à la danse et au chant pour un mélange des plus satisfaisants. Dans le cas de celle-ci toutefois, on a moins misé sur l’art et beaucoup plus sur les textes, qui sont d’une richesse rare en plus d’être chargés en jeux de mots pour peu qu’on ait l’oreille et la VO. Du coup, le petit passage artistique à la fin tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, et le tout donne l’impression d’être un peu bâclé…


Le samedi, j’ai foui…

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Le dimanche, j’ai foui…

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 Ratatouille

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J’écris pour une fois à la première personne pour la bonne raison que j’ai vu ce film de nombreuses fois, et au global de deux manières différentes. D’abord en tant qu’enfant qui se réjouit d’un beau spectacle animé tel que ce film, puis, des années plus tard, comme un grand enfant qui s’émerveille tout autant d’une histoire empreinte de nostalgie, mais aussi comme on s’étonne d’une oeuvre réussie, qui a l’audace de prendre les rats comme sujet pour en faire une création touchante, grandiose dans la représentation qu’elle fait du monde pour les petites bestioles tout en baignant dans une des deux grandes ambiances parisiennes : à l’opposée de la vie trépidante qui fait la joie des scénaristes plus sérieux, c’est ici l’ambiance nostalgique, traditionnelle, qu’on entend généralement avec un fond d’accordéon, qui est employée. Un film pour tout le monde, ce qu’on peut se prouver lorsqu’on le regarde soi-même avec la personnalité de deux personnes différentes comme je l’ai fait.

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