À peu près ‘bdo – semaine 31, 2016

Mes récentes activités ne m’ont pas permis de faire un agenda précis et sûr de mes derniers visionnages. Je ne vais donc pas m’embêter avec la mise en forme et me contenter de mettre ces quelques critiques en vrac et en désordre.

 

Chiens perdus sans collier

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Jean Gabin – On ne cessera de se surprendre qu’un film si vieux et vieille école dans les faits (dans le sens où ce n’est pas un film novateur qui casse des briques) parle des enfants tels qu’ils étaient « traités » en vrai (sans vouloir être péjoratif). En plus, y’a Jean Gabin et il n’a jamais été réputé pour avoir le tempérament d’un papa poule. Si on n’est pas à l’aise avec les enfants, on ne peut pas être à l’aise dans ce film, et pourtant il a de quoi ouvrir les yeux des nouvelles générations. D’un côté ceux qui pensaient que c’était l’enfer d’être un enfant dans les années 1950 réaliseront qu’on a ici une multitude de jeunes interprètes. Et de l’autre, la façon dont on les voyait…leur sautera aux yeux. Presque à considérer comme un bon documentaire.

 

Soleil Vert

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On croirait que Soleil Vert est un privilégié parmi les « vieux » films de SF. Difficile de se voiler la face lorsqu’un film de 1973 imagine les jeux vidéos de 2022 comme ceux dits d’arcade seront en réalité dans les années 1980. Avec un design plus rond et blanc. Mais pour une fois, la mignonne vision du futur de nos amis des 80’s arrive à percer jusqu’à notre génération sans trop de casse. Du moment qu’on n’est pas trop accro aux effets spéciaux à 10 000 $ la seconde, les décors en carton sont tout à fait supportables. L’histoire a d’ailleurs un but plutôt sociologique tel que l’exploite le secteur littéraire. Donc pas besoin de trop d’enluminures.

Tout est basé sur la beauté du scénario, dont aucune pièce ne colle à aucune époque réelle. Si on sait s’y accrocher, c’est gagné. Un gros mauvais point en revanche pour le stupide faux raccord de la scène du « Foyer ». On y voit un message clignoter sur un écran. Lorsqu’il est allumé, un câble voisin est dans une certaine position. Lorsqu’il est éteint, il change de place. Et le message clignote au moins trois fois, le câble changeant de place avec !

 

Le Livre d’Eli

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De ce film, on pourrait presque dire : « tiens, voilà enfin un bon film indépendant ! ». Sauf qu’il ne l’est pas, indépendant, et qu’il en reste tout aussi bien. La seule représentation du monde post-apocalyptique d’Eli doit susciter les bravos. Hélas, cela passe par une phase « faire gober plein de choses au spectateur ». 1) Le traitement de l’image en tons pastels est très réussi et pertinent mais aussi très fatigant. 2) Eli est aveugle. Les indices sont indéniables (quoique invisibles au premier visionnage, même pour les spectateurs les plus lucides) mais trop rares. On en compte…cinq ? pour être gentil. Il faut donc admettre que tout ce qu’Eli peut faire, c’est grâce à ses autres sens. N’oublions pas que l’histoire répète souvent que « ce n’est qu’un homme ». Souvent, cela ne colle pas, mais : 3) Eli est protégé par Dieu. C’est une bonne explication à ses exploits mais il faut là encore se convaincre d’une telle notion, qui – une fois de plus – n’est amenée que par de trop rares et subtils indices (à ne pas confondre avec la suprême délicatesse avec laquelle la notion divine est amenée dans Je suis une légende).

Bref, l’idée et sa représentation sont là, mais pas en assez concret (pour ne pas dire tangible car ce serait aller trop loin vis-à-vis de la place de Dieu dans l’histoire). Mauvais point également pour le moment où la caméra regarde de face et de près une mitrailleuse faire feu. Un rappel idiot aux trucs et astuces du cinéma. Bref, un très beau bain dans une ambiance de folie du moment qu’on y regarde pas de trop près.

 

V pour Vendetta

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Un film qui carbure aux symboles et aux parallèles. Sans doute trop. Et le V est celui d’une vendetta, et cela donne lieu aux allitérations les plus innovantes mais rebutantes, et cela fait aussi référence au chiffre romain 5. Et ce qu’il fait vivre à la fille est sa propre histoire, et tous les éléments du scénario s’entremêlent dans une intrigue politico-apocalyptique où on découvre que tout est lié dans une certaine complexité. Rien que l’idée de mettre un haut-chancelier à la tête du Royaume-Uni tandis que les Etats-Unis sombrent, c’est très bien mais cela ramène à trop de réalités historiques qu’il est inconfortable d’éluder.

Chapeau bas pour une représentation d’un futur (potentiellement proche certes) qui pour une fois ne s’en donne pas les airs, et bien vue l’allusion aux armes biologiques provoquant une semi-fin du monde qui change des standards. C’est pour une fois une oeuvre d’anticipation qui a de la mesure. Mais il est dommage que le tout se base plutôt sur les symboles en eux-mêmes que sur leurs implications.

 

Blanche-Neige et le Chasseur

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Pour rentrer dans le film, il faut le temps qu’il prend pour se détacher du conte original, qui tient trop du conte pour enfants pour réussir ici. C’est handicapant au début et cela occulte la représentation froide, belle et médiévale qui est faite du château, plus vrai que nature. Mais curieusement, on n’a même pas à s’étonner que l’histoire ne se puisse ni dans le passé terrestre ni…ailleurs. En tant que spectateur, on accepte le conte non pas comme on le connait de Grimm, mais tel qu’il est dans le film, et c’est une preuve de sa réussite.

Dommage que les dosages laissent un peu à désirer : les chevaliers sont réduits à l’état de combattants hurleurs tout en crissements de cuirs tandis que Blanche-Neige fait penser à un croisement étrange entre Jeanne d’Arc et Lara Croft… Les dialogues font par ailleurs assez preuve d’une verbosité suffocante (je parle de la VO) sans faire de choix entre d’authentiques textes à sonorités moyen-âgeuses ni de modestes reconstitutions modernes pour l’aspect fantasy du truc. Dernière chose : c’est un peu le blockbuster pour le blockbuster, car on se fiche que les figurants anticipent ostensiblement les coups et il parait tout à fait normal qu’une flèche dans la poitrine tue aussi vite qu’une balle dans la tête. Mais pour ceux qui connaissent le conte comme pour ceux qui le découvrent, c’est une adaptation distrayante.

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