Hebdo – semaine 11, 2016

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Lundi

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 Miroir

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Bien que la rupture se fasse sentir avec le cinéma d’avant-guerre (à tel point que ce film de 1947 ne fera rien pour imiter la mode de 1935 où il se situe, un bel anachronisme), il est assez déséquilibré dans les parts du scénario qu’il octroie à une facette du personnage puis à l’autre. Un film noir pour le film noir, où la place du romantisme est mignonne mais dont la linéarité n’est hélas pas rompue par un Gabin pourtant au mieux de sa forme dans un cinéma qui a beaucoup gagné en expressivité.


Mardi

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 La Couleur pourpre

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Quel dommage que, pendant les trente premières minutes, tout laisse à penser qu’on ne veut pas que le spectateur soit absorbé par le film. On dénote une absence criante de repères émotionnels qui rend les scènes initiales très fades. La mayonnaise finit bien sûr par prendre (c’est du Spielberg, et du beau) mais il faut vraiment que le spectateur donne du sien et il s’agit là d’un gâchis certain. Mais ce qu’on ne regrette pas, c’est l’incroyable charisme de Whoopi Goldberg. Par ailleurs, le vieillissement des personnages, un aspect central dans une histoire tellement  étalée dans le temps, est assez simpliste mais très puissant au niveau des jeux d’acteurs. Et ce que Spielberg explore, lui, c’est la modernité, dans son évolution galopante du début du XXème siècle aux Etats-Unis, qui est retranscrite à l’écran avec un étonnant souci du détail (par exemple les lettres, qui font elles vraiment vieilles avec leur papier jauni avant qu’il ne blanchisse, ou bien les clochettes du facteur sur sa carriole, qu’il finit par mettre sur son auto en doublon avec le klaxon). Perfectible dans sa vision temporelle large, mais très bon une fois qu’on a pris la peine d’y rentrer.


Mercredi

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 Stand by me

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Faire un film avec des enfants est toujours une grande difficulté, et on n’en manque pas dans les adaptations cinématographiques de Stephen King. Là, on en ressort avec une histoire très puérile comme on pouvait s’y attendre, mais c’est un aspect que le choix des acteurs compense dans son entièreté et avec intérêts. La seule erreur inexcusable que commet le film est la mise en scène démesurée, justement, de cette puérilité dont la dimension enfantine demeure livresque et ne se prête pas au cinéma.


Jeudi

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 Le Fantôme de l'opéra

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La déception attend le spectateur au détour de cette première adaptation parlante du roman de Gaston Leroux. Tout y est changé d’une manière qu’on peut difficilement ne pas qualifier d’idiote, tant le choix des éléments scénaristiques conservés est disparate. Il est en plus beaucoup trop basé sur le côté opéra, ce qui rend le côté « fantôme » fluet et ennuyeux. Pas transcendant.


Vendredi

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 Le Don paisible (3)

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Ce film ne fait que mettre en scène le déchirement de la Russie entre guerre mondiale, révolution et guerre civile en parallèle avec celui qu’éprouvent les hommes entre famille et amours, et pourtant tout est là. En 350 minutes, l’oeuvre étudie sans redondances un nombre de sujets incroyable dans un contexte pourtant fermement historique : il suffit de se laisser porter par les trois parties chronologiques et voilà. On a vu la place de la politique, celle de la guerre, le rôle de chacun dans la famille, la violence des hommes, la souffrance des femmes, le rapprochement et l’éloignement successifs des unes et des autres par le biais de l’amour ou de la jalousie, la peur, l’espoir…Il ne faut pas avoir peur de voir ces trois longs films. Ce n’est pas du temps perdu, la réalisation glisse au fil des innovations techniques (avec l’apparition de la couleur au troisième opus) et la seule chose qui peut vraiment s’avérer décourageante pour le spectateur occidental est la difficulté de compréhension du scénario très – trop – historique et russo-centré. Un tournage monumental pour un résultat épique.


Samedi

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 Les Noces funèbres

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Les Noces funèbres reprend le filon prometteur de L’Étrange Noël de monsieur Jack, dans un monde différent, avec d’autres personnages mais selon le même modèle. Cela a hélas un gros effet secondaire : le résultat parait démodé, comme si le film était daté à sa sortie. On en vient même à se formaliser bêtement qu’il ne dure qu’à peine une heure et quart, comme si la réalisation voulait faire bien mais peu. Heureusement, ce que contient cette grosse heure rattrape les premières tares : la créativité est là, l’originalité aussi (la vie est en noir et blanc et sinistre tandis que la mort est colorée et joyeuse) car le « premier » opus ne nous en a pas blasé. Et si rien n’est exceptionnel dans l’histoire, cette vision de la vie après la mort, nonchalante et poétique, a de quoi transporter.


Dimanche

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revu

 Ghost

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Un des films romantiques les plus exceptionnels qui soient, réalisé avec une sensibilité extraordinaire qui ne délaisse pourtant pas un scénario surnaturel. L’entrée en matière est claire et nette : ils s’aiment. Ensuite survient le drame, l’homme meurt. A ce stade, le film n’a pas de grande teneur émotionnelle, mais c’est dans les implications de cet évènement que tout va se jouer : d’abord le personnage mort cherche ses repères. Puis il trouve une femme (Whoopi Goldberg) avec laquelle il peut communiquer. Et la cascade de moments forts commence, avec des soubresauts magiques qui entretiennent un fil rouge tout aussi mouvant, autant de voiles à une sous-histoire inattendue qui parle de meurtre. Et quand l’âme du malheureux est enfin libérée (sa vraie mort, au sens spirituel donc), on ressent comme une libération et on n’est pas triste alors que fondamentalement, c’est une des fins les plus chialantes du cinéma américain. Juste beau.

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