Hebdo – semaine 2, 2015

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Lundi

 Insomnia (1997)

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Au risque de perdre le spectateur-type européen dans des spirales de ce qui sont pour lui des incohérences  — soleil de minuit et relations entre suédois et norvégiens, en l’occurrence — et donc d’être un film scandinavio-centré non destiné à une production internationale, cette œuvre met en scène une situation dans laquelle assassin et policier se retrouvent au même niveau, malgré leur folie et professionnalisme respectifs. En revanche, autocentré peut-être, mais cela n’excuse pas un manque criant de clarté qui rend sûrement difficile sa lecture par les scandinaves et quasiment impossible par le spectateur-type.

Mardi

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 Insomnia (2002)

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Dommage qu’au sens américain, un « remake » soit un pur copier-coller du scénario. Celui-ci présente néanmoins quelques gros avantages qu’il tire des défaillances de l’original : l’aspect chaotique du film norvégien cède sa place à une clarté toute américaine ou parfois même, des détails sont complètement changés en faveur de la compréhension. Tout y est mieux mis en scène sans pour autant gâcher le meilleur des scènes originales. L’insomnie y est un élément clair. Et la fin, toute refaite, elle, est bien plus logique et intéressante. Dommage donc qu’il faille passer par un premier film moyen pour arriver à une relative réussite.

Mercredi

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 Un flic à la maternelle

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Ou comment renouveler la comédie culte en lui proposant de séduisantes contradictions. Contradiction entre la police et l’école, entre le baraqué et les enfants, entre la force et la candeur. Mignon mais sans plus, jusqu’à ce que le spectateur découvre que les enfants, loin d’être partie intégrante de gags seulement inhabituels, sont des catalyseurs aux gags habituels. Il faut saluer la performance des personnes qui ont trouvé ces mini-acteurs, mais c’est quasiment toujours parfait quand il s’agit d’enfants, même si jeunes. Dans le rôle du policier parfait tiraillé par une nouvelle vocation et la perspective-même d’une nouvelle vie, Schwarzenegger est parfait.

Jeudi

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 Le mari de Léon

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Difficilement supportable à la longue, la thématique de Mocky en ferait perdre son latin à n’importe quel critique de son entière filmographie. Toujours glauque et ambigu, mais néanmoins le coffre solide à quelques perles de vérité, toujours ennuyeux mais inévitable, le film de Mocky est un mystère du cinéma.

Vendredi

revu

 Yes man

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Un des Jim Carrey les plus frais qui soit. Surprenant et vif comme un diable en boîte, l’acteur n’a besoin ni de texte ni de direction. Du moins le semble-t-il. Pour une fois, le romantisme classique est justifié par un phénomène coïncidentiel : pourquoi pas, rien ne prouve que quelqu’un ne peut pas être complètement changé à devoir dire « oui » à tout, soudainement. L’éveil de Carl fait tant plaisir à voir que c’en est une jubilation pour lui comme pour le spectateur. En harmonie avec lui, ce film est l’avènement de l’altruisme du réalisateur envers son spectateur. Aucune mièvrerie puisque tout est excusé par l’humour de situation. Un chef-d’oeuvre d’émotion.

Samedi

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 Peut-être

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De la science-fiction bien française, sans prétention, qui parvient à nous faire croire à un monde différent sans moyens, simplement avec la performance des acteurs. Une rencontre inattendue entre deux mondes dont la simplicité ferme toutes les portes aux incohérences du style. Comme quasiment toute la SF est américaine et que le cinéma américain n’est basé que sur ses stéréotypes, cela fait beaucoup de biens de ne s’attendre à rien avant la fin, floue mais compréhensible comme la grande SF ne le fait pas. C’est d’ailleurs tout le film qui est flou mais compréhensible, avec comme le sentiment omniprésent – mais, lui aussi, indistinct – que ce qui se passe de ne devrait vraiment pas arriver. Pour les blockbusters, quel intérêt une telle touche a-t-il ?

Dimanche

 La septième aube

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Un film de guerre peut-être un peu inhabituel du fait de son atmosphère continuellement oppressante et tellement réaliste d’une guerre qui ne finit jamais. Tourné intégralement en Malaisie, ce film tire de la jungle une sorte de claustrophobie, mais en même temps de liberté traîtresse de par son gigantisme. La guérilla, le terrorisme  et le danger de vivre là sont tellement bien reflétés que le film en est absorbant. D’autant que l’inquiétude ne débouche pas sur rien : elle est omniprésente et justifiée. Pas réaliste par ses moyens, mais tellement par sa simple manière de relater des faits ou d’exploiter l’espace. Une oeuvre terrifiante à sa façon.

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