Hebdo – semaine 36, 2014

Lundi

revu

Avatar

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Tous les blockbusters ne sont pas bons à voir, mais il faut savoir reconnaître quand le grand public a raison : Avatar mêle de grandes idées de l’image à des images effectivement réussies. Tout y est cohérent et simple : la géographie (on est dans la jungle, on va dans les « plaines », ou vers les mers « de l’est »), la faune (six pattes et aucun poil ? Ça ressemble à un cheval, on l’appelle donc cheval)…Son seul désavantage est de présenter Pandora à travers le voile de la guerre, ce qui n’est pas reprochable en soi mais qui occasionne une ambiance pas tout à fait aussi prenante qu’on pourrait l’espérer. C’est le genre de film chanceux d’être à la fois artistique et rentable, et qui ne mérite pas d’être potentiellement gâché par les suites qu’on nous a promises.

Mardi

revu

Charlie et la chocolaterie

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Sans doute le chef-d’oeuvre de Tim Burton : il reprend l’ouvrage de Roald Dahl avec une fidélité qui ne l’empêche pas d’agrémenter le film d’une certaine folie. Johnny Depp est dans son rôle comme un poisson dans l’eau : chacune de ses mimiques paraît avoir été répétée cent fois tant elle frôle la perfection aux niveaux de la synchronisation, de la sincérité et de la loufoquerie. Chaque enfant est un portrait satisfaisant car tous reflètent un vice d’une manière si caricaturale que leurs mésaventures sont jubilatoires. Le scénario a tendance à déraper dans le sentimental et un aspect un peu trop moral vers la fin, mais la visite de l’usine est prenante durant toute la première moitié du film : merci aux magnifiques images et aux idées grotesques de s’y mouvoir. Les chansons seraient niaises hors-cadre, mais lors du visionnage, elles sont très adaptées et réussies (notons aussi que l’adaptation en français des chansons est une réussite aussi tonitruante). Un film on ne peut plus adapté à tous les âges.

Mercredi

théma (6)

Liberté

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Ce film a le mérite de présenter la Seconde Guerre mondiale à la place des Tsiganes (il est regrettable que les films sur ce sujet ne s’éloignent pas plus des faits connus des combats). Il dresse des portraits intéressants et met très bien en opposition la vie tsigane à la vie des villageois français. Mais cela demeure un film de guerre à la française, rempli de soubresauts d’espoir qui n’aboutissent finalement à rien. C’est peut-être fidèle, mais c’est ennuyeux. On regrettera aussi de ne pas voir Marc Lavoine au mieux de sa forme dans un rôle dans lequel il n’est visiblement pas tout à fait à l’aise et dans lequel il est surtout décalé.

Jeudi

théma (3)

Y a-t-il un français dans la salle ?

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Quand on regarde tous les films de Jean-Pierre Mocky à la suite, ça en devient vite déprimant de voir à quel point il peut se fixer une trame et refuser de s’en départir. Mais depuis quelques films, des écarts de plus en plus grands pouvaient être constatés. Cette fois, il a encore plus dévié, même si on retrouve les mêmes piques envers les mêmes travers de la société de l’époque tels qu’il les dénigre toujours. Il est agréable de ne plus le voir à l’écran, et ce qui en ressort est une ambiance sombre et presque surnaturelle, poussée à son paroxysme par des acteurs tout à fait dans ce cadre. Il faut guetter les dialogues : une perle de vérité peut s’y cacher au moment le plus inattendu.

Vendredi

théma (5)

Les Blues Brothers

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Ce film a beau être techniquement démodé (les coupures dans les scènes de cascade confinent à l’agacement), sa nonchalance le rend tout à fait plaisant. Il suffit de voir comment les personnages se prennent un immeuble dessus pour comprendre la loufoquerie qu’il renferme. Loufoquerie poussée jusqu’au grotesque lorsque l’ « intelligence tactique » détruit les voitures de police par dizaines.  Le budget « destruction » devait être assez énorme : tout un centre commercial ravagé, un bar bouleversé, des dizaines de voitures carambolées, des centaines de vitres explosées. Le tout est finalement assez osé, puisqu’il se moque ouvertement de la police et met en scène un groupe nazi éblouissant d’inefficacité. Son point faible demeure la crédibilité des cascades, lesquelles sont sûrement astucieusement bidouillées pour l’époque, mais qui n’en ressortent que grossièrement gribouillées à l’écran de nos jours.

Samedi

théma (4)

Gravity

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Ce film a bien des mérites : d’abord celui de faire croire qu’il est un film de science-fiction, alors que le seul évènement qui sorte un peu du commun est une réaction en chaîne. C’est un film extrêmement simple : deux acteurs et un scénario qui peut se résumer en une ligne. Grande exception aux films dans l’espace, celui-ci respecte le fait qu’il n’y ait aucun son, ce qui est astucieusement compensé par une musique qui, si elle n’est pas extraordinaire, comble ce vide. Autre point fort : la communication. Coupée longtemps, on se rend compte à quel point les communications radio sont vitales pour les astronautes, et va presque jusqu’à justifier le manque de sérieux constant au début de la mission. Probablement une prouesse de la part de Sandra Bullock, sur les épaules de qui repose l’entièreté du film (on la voit 95 % du temps à l’écran). En revanche, il a le vice de nombreux autres films de science-fiction : les problèmes s’enchaînent et se résolvent souvent d’une manière attendue et évidente…pour faire de la place au pépin suivant.

Dimanche

revu

Blade Runner

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Difficile d’être objectif sur un film quand on le regarde pour la 4ème fois et qu’on est le responsable du fait que Wikipédia soit si complet à son sujet…Je m’abstiendrai donc d’une critique trop complète. Il est toutefois bon de savoir que l’univers, pluvieux et morne, est bien représenté (comme l’aurait voulu l’auteur du livre d’où est tiré le film, s’il avait été aux commandes du tournage) et que les acteurs assurent tout à fait bien ce rôle post-apocalyptique. Démodé, mais toujours intéressant à regarder.

4 réflexions sur “Hebdo – semaine 36, 2014

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